Des tubes miniatures qui font grande impression


Édition du 27 Août 2015

Des tubes miniatures qui font grande impression


Édition du 27 Août 2015

Par Benoîte Labrosse

NanoIntegris a mis au point une encre semi-conductrice. Ses clients peuvent ainsi imprimer des transistors comme ceux qui figurent sur ce rouleau de film de plastique.

Des dispositifs antivol biodégradables, des écrans flexibles, des senseurs de fraîcheur des aliments et d'autres qui détectent des maladies... Autant de possibilités offertes par l'encre semi-conductrice à base de nanotubes de carbone IsoSol-100, commercialisée depuis l'an dernier par NanoIntegris, une filiale de Raymor Industries installée à Boisbriand.

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«Les nanotubes de carbone, d'une dimension de 1 micromètre [soit 0,001 millimètre], ce sont les blocs Lego à la base de technologies de senseurs, souligne Jens Kroeger, directeur de la technologie de NanoIntegris. Ce sont des matériaux très sensibles qui permettent de détecter de très faibles concentrations de gaz ou de molécules organiques.»

Ceux que NanoIntegris sélectionne sont également semi-conducteurs, c'est-à-dire qu'ils conduisent l'électricité. «Nos clients peuvent donc imprimer des parties de circuits électroniques, par exemple des transistors.»

Bien que NanoIntegris ne soit pas la seule à commercialiser ce type d'encre dans le monde, elle a mis au point une technique de production unique. «Pour diviser le noir de carbone, nous le vaporisons à très haute température grâce au plasma, explique M. Kroeger. Nous obtenons des nanotubes simple paroi, qui se prêtent mieux à l'impression électronique. Puis, nous récupérons ceux qui sont semi-conducteurs grâce à des polymères conjugués qui s'y attachent et permettent de les séparer des nanotubes métalliques. Notre niveau de pureté atteint ainsi 99,9 %, ce qui assure que les transistors vont bien se comporter.»

Développée en collaboration avec le Conseil national de recherches Canada, la méthode des polymères conjugués a permis à l'entreprise d'atteindre un volume de production suffisant pour pouvoir commercialiser son produit. Depuis l'an dernier, des fioles de 100 ml sont vendues à partir de 695 $ US chacune, ce qui représente 0,05 $ par impression de 10 000 transistors.

«Ce n'est vraiment pas cher comparativement à un dispositif électronique standard», précise Robert Gauvin, directeur, affaires scientifiques et développement, du Centre québécois sur les matériaux fonctionnels (CQMF). «Et ça a l'avantage d'être non toxique pour l'environnement, donc ça pourrait être intégré à tous les types d'emballages jetables.»

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