La FIQ ne prévoit pas de grève à court terme, mais ne l’écarte pas à plus long terme

Publié le 16/05/2024 à 11:05, mis à jour le 16/05/2024 à 14:11

La FIQ ne prévoit pas de grève à court terme, mais ne l’écarte pas à plus long terme

Publié le 16/05/2024 à 11:05, mis à jour le 16/05/2024 à 14:11

Par La Presse Canadienne

La FIQ dit attendre des éclaircissements sur ce que veut Québec, au juste, en matière de flexibilité, car selon elle, il y a un écart entre les déclarations du ministre de la Santé Christian Dubé et ce qui est affirmé à la table de négociations.(Photo: La Presse Canadienne)

La FIQ n’envisage pas de recourir de nouveau à la grève à court terme, pour appuyer sa négociation relancée avec Québec. Mais elle ne l’exclut pas à plus long terme; tout dépendra de l’évolution des pourparlers. 

La négociation pour le renouvellement de sa convention collective a été relancée avec Québec, après que les membres eurent rejeté à 61% l’entente de principe qui avait été convenue.

En entrevue jeudi, le vice−président de la FIQ et coresponsable de la négociation, Jérôme Rousseau, a indiqué que pour l’instant, les moyens de pression seraient plus légers. Par exemple, tous les mardis, les membres de la Fédération interprofessionnelle de la santé porteront un haut d’uniforme noir, marqué du slogan de la négociation «il y a des limites».

D’autres manifestations et gestes d’éclat sont envisagés, mais il demeure discret sur la question pour le moment.

Il insiste: «la grève n’est pas du tout écartée», mais elle ne sera pas exercée pour le moment. Les membres de la FIQ avaient d’ailleurs débrayé durant huit jours, l’automne dernier.

 

La mobilité au cœur de la négo 

Les négociations qui ont repris portent sur le nœud principal: la mobilité, la flexibilité attendue des infirmières.

Les dirigeants des établissements de santé veulent pouvoir déplacer les infirmières d’un établissement à l’autre ou d’une unité de soins à l’autre, pour répondre aux besoins. Québec a insisté à ce sujet à plusieurs occasions: il doit trouver moyen de dispenser ces services.

Les infirmières se refusent à ce qu’elles perçoivent comme des déplacements forcés, y voyant là un manque de reconnaissance de leur expertise. Elles revendiquent au contraire de la stabilité, rapporte M. Rousseau.

Interrogé à savoir si la voie de passage pouvait être de garder ces déplacements possibles, mais volontaires, en améliorant la prime qui y serait rattachée, M. Rousseau a exprimé de l’ouverture. «Effectivement, du volontariat, avec de bonnes conditions, on sait que ça peut être attrayant, on sait que ça peut correspondre à une partie de nos membres qui accepteraient de lever la main. Donc oui, ça peut faire partie des solutions.»

Les négociations se poursuivent donc avec Québec. Une autre rencontre est prévue la semaine prochaine.

M. Rousseau rapporte que la FIQ attend des précisions pour comprendre ce que souhaite au juste le gouvernement en matière de flexibilité, parce qu’il perçoit un écart entre le discours public du ministre de la Santé Christian Dubé et ce qui est exprimé à la table de négociation.

«On est en attente de réponses plus claires de la partie patronale, parce que madame LeBel (Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor) et son équipe, entre ce qu’ils nous disent à la table sur le besoin de flexibilité versus ce que (Christian) Dubé nomme dans l’actualité, il y a tellement d’écart que c’est un peu difficile de savoir exactement ce qu’ils veulent», a rapporté M. Rousseau.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

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