60 secondes avec Serban Teodoresco, de Preventa


Édition du 18 Janvier 2014

60 secondes avec Serban Teodoresco, de Preventa


Édition du 18 Janvier 2014

Par Pierre Théroux

«Si le Québec a du pétrole, ce serait irresponsable de ne pas l'exploiter» - Serban Teodoresco, de Preventa

Qu'est-ce qui vous a amené à signer le manifeste Pour tirer profit collectivement de notre pétrole et à vous engager dans ce débat ?

Le manifeste traite d'enjeux économiques importants pour le Québec, comme la dette, pour lesquels le pétrole peut être une solution. Or, l'énergie est l'un des piliers de toute société moderne qui veut poursuivre son développement. Nous avons la chance d'avoir des ressources hydroélectriques et possiblement du pétrole. Si le Québec a un potentiel pétrolier intéressant, ce serait irresponsable de ne pas l'exploiter, de se priver de cette richesse qui pourrait réduire les importations de pétrole et notre déficit commercial. Il est aussi important de redorer la réputation de l'industrie du pétrole au Québec à la suite du fiasco sur le gaz de schiste.

Mais n'est-il pas aussi irresponsable, du point de vue environnemental, d'exploiter du pétrole ?

Le pétrole est sûrement une industrie qui présente des risques importants. Mais il ne faut pas confondre le pétrole des sables bitumineux, qui ont un impact environnemental certain, et celui qu'on peut trouver au Québec. Par ailleurs, il n'y a pas de corrélation entre développement responsable et risque zéro. C'est impossible de réaliser des projets de développement qui ne présentent aucun risque pour l'environnement. Mais assurons-nous d'exploiter le pétrole en ayant des balises très strictes en matière de protection de l'environnement, et de mettre en place des systèmes de gestion de risque appropriés. Nous pouvons nous inspirer de la Norvège, qui a su exploiter son pétrole tout en respectant l'environnement.

Votre entreprise se spécialise dans la gestion des risques, notamment de réputation. Quels sont les risques à considérer dans l'exploitation du pétrole québécois et comment y faire face ?

Il faut bien fixer les objectifs du projet et les normes environnementales à respecter. Il faut ensuite déterminer les facteurs qui nous permettent, ou nous empêchent, de les atteindre, comme les risques financiers, technologiques et environnementaux. Il est aussi important de les expliquer clairement et ouvertement. On ne doit pas dire aux gens : «Ne vous en faites pas, on est des spécialistes et on sait ce qu'on fait.» On doit travailler de façon consensuelle et non conflictuelle, en impliquant les environnementalistes et toutes les parties prenantes. On l'a fait dans l'industrie agroalimentaire qui avait mauvaise réputation après avoir vécu des épisodes difficiles, comme celui de la vache folle. Une entreprise comme Unilever [où il a été v.-p. d'une division] a travaillé avec Greenpeace.

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