Logo - Les Affaires
Logo - Les Affaires

Les libéraux recommandent le report du déficit zéro

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Les libéraux recommandent le report du déficit zéro

Selon Carlos Leitao, un retour forcé et précipité à l’équilibre budgétaire pourrait être « dommageable » pour l’économie du Québec. (Photo: Jérôme Lavallée)

Auparavant chantres de l’équilibre budgétaire, les libéraux recommandent désormais au gouvernement Legault de reporter à une date indéterminée le retour au déficit zéro.

De 2020 à 2023, le Québec devrait enregistrer un déficit record de l’ordre de 15 milliards $ cette année, suivi d’un déficit de 8 milliards $ l’année suivante et 7 milliards $ l’année d’après.

La loi actuelle oblige le gouvernement à éliminer tout déficit d’ici 2025-2026.

Or, en pleine pandémie, ce n’est pas réaliste, a estimé mardi en point de presse, le porte-parole libéral en économie et ex-ministre des Finances, Carlos Leitao, en présentant les attentes budgétaires de l’opposition officielle.

Le budget 2021-2022 sera déposé par le ministre des Finances, Eric Girard, le jeudi 25 mars. À cette occasion, il est prévu qu’il fera le point sur sa vision du retour à l’équilibre budgétaire. Un report éventuel des échéances le forcerait à modifier la loi. 

Sauf que selon M. Leitao, un retour forcé et précipité à l’équilibre budgétaire pourrait être « dommageable » pour l’économie du Québec, affaiblie par des faillites et des pertes d’emplois reliées à la pandémie.

L’opposition libérale réclame par ailleurs du ministre des Finances de doubler l’aide prévue pour les PME, de mieux financer le programme de tutorat à l’école, d’offrir des services universels de psychothérapie et de consacrer un fonds dédié au rattrapage en santé, en vue d’éliminer la longue liste d’attente en chirurgie. Quelque 140 000 chirurgies ont dû être reportées en raison de l’hospitalisation de personnes malades du virus de la COVID-19.

En plus de mesures à court terme, la cheffe de l’opposition libérale, Dominique Anglade, a réclamé pour sa part du gouvernement une véritable « vision » servant relancer l’économie québécoise au cours de la prochaine décennie.