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Les élus canadiens doivent se faire discrets face à Trump

La Presse Canadienne|Mis à jour le 15 avril 2024

Son ancien directeur des communications prodigue ses conseils.

L’ancien directeur des communications de la Maison-Blanche Anthony Scaramucci a quelques conseils à donner au prochain premier ministre du Canada sur la façon de traiter avec Donald Trump: rester en dehors de son champ de vision et faire preuve de retenue, car le président des États-Unis est en «déclin mental sévère».

M. Scaramucci, qui a servi sous les ordres de Donald Trump pendant 11 jours avant d’être congédié en 2017, estime qu’il est clair que quelque chose cloche sérieusement avec le président.

«Ce niveau d’instabilité et de narcissisme va vous obliger à travailler avec ses intermédiaires et à ne pas entrer dans son champ de vision, considérant qu’il a une si faible estime de lui-même», a affirmé M. Scaramucci dans une entrevue accordée vendredi en marge du Toronto Global Forum, une conférence consacrée aux affaires et à l’économie dans les Amériques.

«Il jettera n’importe qui, et je veux dire n’importe qui, dans le feu et le soufre… Il le fera à n’importe quel dirigeant canadien, il le fera à n’importe quel dirigeant mondial», a soutenu l’ancien directeur des communications.

M. Scaramucci, également connu sous le nom de «The Mooch», a fait ces commentaires à l’approche de la campagne électorale au Canada. Quel que soit le chef du parti qui obtiendra la faveur de l’électorat, le prochain gouvernement devra traiter avec Donald Trump pendant au moins un an.

M. Scaramucci, fondateur et codirecteur de la société d’investissement SkyBridge Capital, a estimé que le premier ministre Justin Trudeau et la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, avaient été «d’une grande maîtrise» dans leurs relations avec Donald Trump et devraient être félicités pour la négociation d’un nouvel accord commercial nord-américain.