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La valeur du placement de l’État dans l’A220 continuera de chuter

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Il serait encore trop tôt pour dire si les contribuables québécois ont tout perdu.

La valeur du placement de l’État dans l’A220 — l’ex-C Series de Bombardier — n’a pas fini de piquer du nez, mais il est encore trop tôt pour dire si les contribuables québécois ont tout perdu, selon le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

En point de presse, lundi, à Montréal, celui-ci n’est pas allé aussi loin que le premier ministre François Legault, qui avait laissé entendre, vendredi dernier, que le « montant » total du 1,3 milliard $ injecté dans le programme de cet avion maintenant contrôlé par Airbus « devrait être radié ».

M. Legault avait offert cette réponse après avoir été questionné sur la possibilité que son gouvernement vole à la rescousse de Bombardier en dépit de nouvelles compressions au sein de l’entreprise, qui se traduiront par l’élimination de 2500 postes, dont 1500 au Québec.

Par l’entremise d’Investissement Québec (IQ), l’État détient 25 % de l’A220 depuis février, étant donné que Bombardier a quitté l’aventure. Dans la foulée de la transaction, Québec avait dévalué de 600 millions $ son placement.

En raison des perturbations provoquées par la pandémie de COVID-19, il est « fort probable » que la valeur de cet investissement soit une fois de plus revue à la baisse, ce qui devrait être connu vers la fin août, a expliqué M. Fitzgibbon. Mais ce n’est qu’en 2026, lorsque l’avionneur aura l’option de racheter la part de Québec, que l’on aura une idée de la somme qui sera récupérée, a-t-il ajouté.

Selon le ministre de l’Économie, le commentaire effectué par M. Legault la semaine dernière était « circonstanciel » et évoquait en fait la valeur de la participation d’IQ dans l’A220 dans l’environnement économique actuel.