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Ukraine: la situation sur le terrain au 146e jour

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Ukraine: la situation sur le terrain au 146e jour

(Photo: Getty Images)

Ce texte regroupe toutes les réactions depuis l’invasion de la Russie en Ukraine pour la journée du 18 juillet 2022. Il sera mis à jour au courant de la journée. Pour retrouver toute notre couverture sur le conflit, c’est ici.      

11h56 | Paris —La Russie continue de bombarder plusieurs régions de l’Ukraine, où le Parlement a voté mardi, confirmant la décision du président Zelensky, le limogeage du chef de la sécurité et de la procureure générale.

Voici un point de la situation de la guerre en Ukraine, au 146e jour de la guerre, à partir d’informations des journalistes de l’AFP sur place, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales, d’analystes et d’organisations internationales.

 

L’est en première ligne

Dans le Donbass, que les forces ukrainiennes défendent principalement sur une ligne Sloviansk-Siversk-Bakhmout, Moscou semble considérer que la conquête de Sloviansk est une «moindre priorité» par rapport à des «gains localisés et discrets autour de Siversk et Bakhmout», sur lesquels des «ressources militaires» et des «dirigeants de haut niveau» sont engagés, selon l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW).

Les troupes russes ont ainsi touché des bâtiments résidentiels à Avdiivka, Soledar, et Bakhmout, selon la présidence ukrainienne, qui recensait mardi «deux frappes de missiles sur Toretsk», derrière Bakhmout, ainsi que «des bombardements de zones industrielles» notamment à Kramatorsk.

Près de Bakhmout, l’armée ukrainienne affirme avoir «repoussé avec succès» plusieurs «tentatives d’assaut». Les forces russes affirment avoir tué 60 soldats ukrainiens à Dolina, dans la même zone.

D’après Kiev, Moscou a également tiré des obus et roquettes sur Kramatorsk, centre administratif de la partie du Donbass encore aux mains de Kiev, située à une vingtaine de kilomètres du front.

L’AFP a constaté les destructions causées par un missile tombé en fin de matinée dans un petit jardin entouré de barres d’immeubles de Kramatorsk. «À ce stade nous avons un mort», a déclaré à l’AFP Igor Ieskov, chargé de communication à la mairie de la ville, tandis qu’un haut responsable de la police a fait état de six blessés.

L’armée ukrainienne recense également des «pertes» russes lors d’une mission de «reconnaissance» «complètement ratée» dans le nord du pays.

 

Le sud

L’armée russe a tiré sept missiles sur le sud et particulièrement la région d’Odessa, blessant au moins six personnes, dont un enfant, selon Kiev.

«Un missile a été détruit par la défense antiaérienne. Six autres ont touché un village où plusieurs bâtiments résidentiels et d’autres structures ont été détruits», selon la présidence.

Le ministère russe de la Défense a pour sa part indiqué que des frappes sur Odessa avaient détruit un stock de munitions fournies par les Occidentaux.

 

Relevés de leurs fonctions

Le Parlement ukrainien a voté mardi le limogeage du chef des services de sécurité (SBU), Ivan Bakanov, et de la procureure générale, Iryna Venediktova, proposé par le président Volodymyr Zelensky.

Andriy Smirnov, chef adjoint de la présidence, avait précisé lundi qu’il s’agissait «d’éviter toute influence de ces deux responsables sur les enquêtes criminelles contre des membres des services de sécurité et du parquet suspectés de coopération avec la Russie».

Lundi, M. Zelensky a encore annoncé une «révision des cadres» au sein du SBU, alors qu’au moins trois hauts responsables de cette organisation ont été soupçonnés de haute trahison ces derniers mois.

 

Poutine à Téhéran

Le président russe Vladimir Poutine est arrivé mardi à Téhéran, où il rencontrera le président turc Recep Tayyip Erdogan pour la première fois depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine.

Ils discuteront notamment l’accord en cours de négociation par la Russie, l’Ukraine, la Turquie et les Nations unies, qui vise à faire sortir par la mer Noire quelque 20 millions de tonnes de céréales bloquées dans des silos ukrainiens.

 

Dizaines de milliers de morts

Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. L’ONU a recensé près de 5 000 morts confirmés, dont plus de 300 enfants, mais reconnaît que leur nombre véritable est sans doute largement supérieur.

Pour la seule ville de Marioupol (sud-est), tombée en mai au terme d’un terrible siège, les autorités ukrainiennes évoquaient quelque 20 000 morts.

Sur le plan militaire, le chef d’état-major des armées britanniques, l’amiral Tony Radakin, a évalué dimanche à 50 000 le nombre de soldats russes tués ou blessés — ainsi que 1 700 chars et 4 000 blindés détruits. Des sources de sécurité occidentales évoquaient depuis des semaines de 15 000 à 20 000 soldats russes tués.

Kiev a fait état de 10 000 morts dans ses troupes.

Aucune statistique indépendante n’est disponible.

 

Ukrainiens déplacés ou réfugiés

Plus de six millions d’Ukrainiens sont déplacés à l’intérieur de leur pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR).

Ils s’ajoutent aux quelque 5,5 millions d’Ukrainiens enregistrés en tant que réfugiés dans d’autres États européens depuis le début de l’invasion.