Québecor a vu l'occasion d'étendre sa présence lors de l'entente Rogers-Shaw

Publié le 22/11/2022 à 07:58

Québecor a vu l'occasion d'étendre sa présence lors de l'entente Rogers-Shaw

Publié le 22/11/2022 à 07:58

Par La Presse Canadienne

La vente proposée de Freedom à Vidéotron fait partie de la stratégie de Rogers visant à faire franchir la ligne d’arrivée à son accord plus large. (Photo: La Presse Canadienne)

Ottawa — Québecor a vu une opportunité pour Vidéotron d’étendre sa présence à l’échelle nationale lorsque la prise de contrôle proposée de 26 milliards de dollars (G$) de Shaw Communications par Rogers Communications a été annoncée en mars 2021.

En contre-interrogatoire lors de l’audience sur l’entente lundi, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a confirmé que son entreprise, propriétaire de Vidéotron, considérait la fusion proposée comme une chance d’entrer potentiellement sur le marché du sans-fil dans l’Ouest canadien.

Avant le début du contre-interrogatoire, Pierre Karl Péladeau a souligné l’intérêt à long terme de Vidéotron à devenir un acteur national du sans-fil, ajoutant que si Vidéotron réussit à acheter Freedom Mobile, propriété de Shaw, elle pourrait y parvenir.

Il s’est également penché sur le succès de Vidéotron au Québec et sur la façon dont il s’est différencié de ses concurrents au fil des ans en mettant l’accent sur la baisse des prix du sans-fil dans la province, la création d’un produit solide et l’amélioration de son service à la clientèle.

Vidéotron a acquis le spectre de 3500 MHz à l’été 2021, concentré dans le sud et l’est de l’Ontario, le Manitoba, l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Québecor a accepté d’acheter Freedom dans le cadre d’une transaction de 2,85 G$ plus tôt cette année.

La vente proposée de Freedom à Vidéotron fait partie de la stratégie de Rogers visant à faire franchir la ligne d’arrivée à son accord plus large.

La vente de Freedom Mobile à Vidéotron verrait Québecor acheter tous les clients sans fil et Internet de marque Freedom ainsi que l’ensemble de l’infrastructure, du spectre et des points de vente de Freedom.

L’audience devant le Tribunal de la concurrence devrait durer jusqu’à la mi-décembre et vise à dénouer l’impasse entre le commissaire de la concurrence, qui veut bloquer l’entente, et Rogers et Shaw.

Le Bureau de la concurrence est l’un des trois organismes de réglementation qui doivent approuver l’entente, en plus du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) et d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada.

Rogers souhaite conclure l’accord avec Shaw d’ici la fin de l’année, avec une nouvelle prolongation possible jusqu’au 31 janvier 2023.

 

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