La taille des indemnités de départ au Groupe TVA n’est pas encore connue

Publié le 09/11/2023 à 16:27

La taille des indemnités de départ au Groupe TVA n’est pas encore connue

Publié le 09/11/2023 à 16:27

Par La Presse Canadienne

M. Péladeau a réitéré que le contexte d’affaires était «pire que jamais» pour les diffuseurs privés au moment où Groupe TVA affiche un recul de 9,1% de ses revenus au troisième trimestre. (Photo: La Presse Canadienne)

Les actionnaires de Québecor ignorent pour le moment combien coûteront les indemnités de départ versées aux employés touchés par les mises à pied massives faites au Groupe TVA. 

Groupe TVA a annoncé, la semaine dernière, qu’il mettait à pied 547 employés, soit 31% de ses effectifs dans un contexte difficile pour l’industrie télévisuelle québécoise.

Questionné sur le sujet, le grand patron de Québecor, Pierre Karl Péladeau, n’a pas voulu s’avancer sur les montants qui seront payés en indemnités de départ avant d’avoir terminé ses négociations avec la partie syndicale.

«Nous présentons ce que nous considérons être une offre généreuse, a-t-il dit lors d’une conférence téléphonique, jeudi, visant à discuter des résultats trimestriels de Québecor. Nous devons reconnaître qu’ils ont fait un bon travail durant de nombreuses années. (…) Nous aurons certainement plus de détails lors des prochains résultats trimestriels.»

Le jour de l’annonce, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) avait qualifié l’annonce de «hautement problématique par rapport aux dispositions des conventions collectives en vigueur». «Le plan de restructuration annoncé aujourd’hui est complexe et demandera analyse et réflexion», déclarait le conseiller syndical Steve Bargoné.

M. Péladeau a réitéré que le contexte d’affaires était «pire que jamais» pour les diffuseurs privés au moment où Groupe TVA affiche un recul de 9,1% de ses revenus au troisième trimestre. «Le déficit de TVA n’était plus soutenable. Nous avions une responsabilité de corriger la situation.»

L’incertitude économique continue d’assombrir l’horizon pour les activités médiatiques de Québecor, estime l’analyste Maher Yaghi, de Banque Scotia. «La publicité a connu un important déclin dans les derniers mois tandis que les annonceurs se retirent, craignant un ralentissement économique. Nous croyons que la pression va perdurer tandis que les annonceurs composent avec l’affaiblissement économique et la modération des dépenses discrétionnaires des consommateurs.»

 

Meilleures nouvelles pour les télécoms 

L’humeur est meilleure pour le secteur de télécommunications, qui représente 87% des revenus de l’entreprise montréalaise.

L’expansion canadienne de Québecor est surveillée de près par les analystes depuis la conclusion de l’acquisition de Freedom Mobile en avril pour un montant de 2,85 milliards de dollars (G$).

Le chef des finances, Hughes Simard, s’est dit satisfait des résultats de Vidéotron et Fizz au Québec pour la saison de la rentrée, une période cruciale pour les télécoms. Il a aussi mentionné que la croissance avait accéléré à l’extérieur du Canada vers la fin du trimestre.

Québecor a gagné plus de nouveaux abonnés que les prévisions, mais le revenu moyen par abonné a été inférieur aux attentes du marché. La société a ajouté 89 000 abonnés sans−fils au troisième trimestre par rapport au consensus de 68 000, selon des données de Banque Scotia.

«Notre attention est concentrée sur la rentabilité, a expliqué M. Simard. Nous essayons de maximiser l’accueil de nouveaux clients et l’obtention de parts de marché, mais à des seuils profitables. (…) Le revenu moyen par client est la partie qui est moins (importante) dans cet arbitrage.»

L’analyste Vince Valentini, de Valeurs mobilières TD, souligne que Québecor parvient à réduire son endettement en même temps qu’elle passe à l’offensive hors Québec. «C’est une bonne nouvelle pour Québecor et l’industrie, selon nous. Si la croissance du marché est suffisamment forte pour permettre à Freedom de gagner des abonnés sans une stratégie marketing trop coûteuse, le risque d’une guerre de prix reste faible.»

Au troisième trimestre, Québecor a dévoilé un bénéfice supérieur aux attentes des analystes.

Le bénéfice net de Québecor atteint 209,3 millions de dollars, en hausse de 17,3% par rapport à l’an dernier. Le bénéfice ajusté dilué par action est de 88 cents. Les revenus, pour leur part, ont progressé de 23,8% à 1,42 G$.

Avant la publication des résultats, les analystes anticipaient un bénéfice par action de 79 cents et des revenus de 1,43 G$, selon la firme de données financières Refinitiv. 

L’action de Québecor a gagné 32 cents, ou 1,06%, à 30,46 $ à la Bourse de Toronto en après−midi.

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

 

 

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