La SRC propose au CRTC l'idée d'un forfait peu coûteux, mais Bell la rejette

Publié le 18/11/2009 à 07:13

La SRC propose au CRTC l'idée d'un forfait peu coûteux, mais Bell la rejette

Publié le 18/11/2009 à 07:13

Par La Presse Canadienne

Hubert Lacroix. Photo: LesAffaires.com

La proposition de la Société Radio-Canada (SRC) en faveur d'un forfait épuré de chaînes de télévision à un prix inférieur a été qualifiée d'irréalisable et d'égoïste par le service de télévision par satellite de Bell.

Mardi, lors d'une deuxième journée d'audience devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) au sujet des redevances d'abonnement, le diffuseur public a suggéré d'obliger les câblodistributeurs à offrir aux consommateurs un forfait épuré de stations canadiennes, à un coût inférieur au forfait de base actuel.

Le président de Radio-Canada, Hubert Lacroix, a argué devant le CRTC que ce forfait épuré était la réponse au conflit concernant les redevances que les télédiffuseurs traditionnels réclament aux câblodistributeurs.

Il a fait valoir au CRTC que les câblodistributeurs s'enrichissaient en rediffusant gratuitement les signaux des télédiffuseurs traditionnels.

«L'approche la plus simple et au service du consommateur serait de proposer un petit forfait de base de chaînes canadiennes qui comporterait tous les réseaux de télévision locaux et un nombre très restreint d'autres services de programmation», a donné en exemple M. Lacroix.

Les câblodistributeurs pourraient ensuite exiger à leur gré les frais additionnels pour des forfaits comportant davantage de chaînes, a-t-il poursuivi.

Mais le premier vice-président aux affaires réglementaires et gouvernementales de Bell, Mirko Bibic, a par la suite rejeté cette proposition, soutenant que les câblodistributeurs perdraient de l'argent avec un tel forfait et que peu de Canadiens en voudraient.

Puis il a accusé le diffuseur public de n'agir que dans ses propres intérêts, faisant remarquer qu'aux termes de la Loi sur la radiodiffusion, la SRC devrait faire partie du forfait épuré.

«Ils (les représentants de la SRC) affirment qu'il y a une valeur rattachée au signal de la SRC, et si les EDR (entreprises de distribution de radiodiffusion) n'acceptent pas qu'il y a une valeur, ils disent "Tant pis, vous devez le transmettre"», s'est indigné M. Bibic.

Ce dernier a en outre affirmé qu'il ne croyait pas que le CRTC avait le pouvoir légal de forcer les télédiffuseurs à en arriver à une redevance d'abonnement négociée.

Mais le commissaire Michel Arpin lui a rétorqué qu'il se fourvoyait au sujet des pouvoirs du CRTC.

«Il s'agit d'une décision que nous pensons avoir le droit (de prendre) et nous l'avons déjà prise auparavant», a-t-il lancé.

Hubert Lacroix a également présenté des données qui, selon lui, prouvent que le système ne fonctionne pas. Il a notamment soumis des graphiques qui démontreraient que les bénéfices des télédiffuseurs traditionnels glissent systématiquement depuis l'arrivée de chaînes spécialisées, dans les années 1980.

Il a ajouté que des firmes comme Rogers et Shaw multipliaient les profits depuis que les frais de câblodistribution avaient été déréglementés, en 1998.

M. Lacroix affirme que le coût des forfaits de base a augmenté quatre fois plus que le coût de la vie au cours des dix dernières années.

Lundi, des dirigeants de Rogers ont expliqué au CRTC qu'ils refusaient de verser des redevances pour pouvoir reprendre la programmation des télédiffuseurs traditionnels. Ils affirment qu'ils ne paieront pas tant que ces signaux seront accessibles gratuitement par d'autres méthodes, notamment en ligne.

S'ils sont contraints de verser ces redevances, ont-ils prévenu, ils en refileront le coût aux consommateurs, qui verront leur facture mensuelle augmenter d'environ 10 $ par mois.

De leur côté, les dirigeants de CTV ont indiqué qu'ils envisageront de retirer leur signal du câble s'ils ne sont pas compensés.

 

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