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Plus de 100 M$ de biens bloqués par jour en cas de grève au CN

François Normand|Mis à jour le 18 juin 2024

Plus de 100 M$ de biens bloqués par jour en cas de grève au CN

Le mois dernier, les employés de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) et du Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) ont autorisé un mandat de grève qui pourrait voir quelque 9300 travailleurs débrayer s'ils ne parviennent pas à conclure de nouvelles ententes. (Photo: 123RF)

Advenant une grève au Canadien National (CN) et au Canadien Pacifique Kansas City (CPKC), pas moins de 107 millions de dollars (M$) de biens par jour ne circuleraient plus sur les chemins de fer au Canada, révèle un sondage publié ce mardi par Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ).

«La menace d’une grève dans le secteur ferroviaire génère une forte incertitude et nous demandons à l’ensemble des acteurs, y compris le gouvernement fédéral, de tout faire pour éviter une telle situation», souligne dans un communiqué la PDG de MEQ, Véronique Proulx.

Ce sondage est un complément à celui publié lundi par Manufacturiers et exportateurs du Canada (MEC), indiquant que les deux tiers des 225 répondants affirmaient que l’impact d’un arrêt de travail serait important ou grave.

Le mois dernier, les employés du CN et du CPKC ont autorisé un mandat de grève qui pourrait voir quelque 9300 travailleurs débrayer s’ils ne parviennent pas à conclure de nouvelles ententes.

Le gouvernement, apparemment dans le but de retarder une grève potentielle, est intervenu en demandant à la commission du travail du pays d’examiner les risques d’un arrêt de travail sur la santé et la sécurité des Canadiens, une décision étant peu probable avant la mi-juillet, selon un chemin de fer.

 

Retards et explosion des coûts

Réalisé auprès de 92 entreprises manufacturières en mai, le sondage de MEQ montre que 90,5% des répondants s’attendent à avoir des retards de livraison, tandis que 64,3% d’entre eux appréhendent une augmentation des coûts.

Une éventuelle grève au CN et au CPKC aurait aussi une incidence sur les travailleurs du secteur manufacturier, selon le sondage de MEQ.

Ainsi, quatre entreprises sur dix (38,1%) estiment qu’elles devront potentiellement réduire des quarts de travail ou même licencier des employés.

D’importantes répercussions financières sont aussi à craindre.

Selon une estimation de MEQ, les entreprises manufacturières pâtiraient d’une incidence financière de 305 000$ par jour de grève.

Ce chiffre tient compte de la baisse anticipée des revenus et de l’augmentation des dépenses, par exemple pour utiliser un autre mode de transport.

 

Avec La Presse canadienne