Le rêve d'une résidence dans les Antilles


Édition du 21 Mars 2015

Le rêve d'une résidence dans les Antilles


Édition du 21 Mars 2015

Le projet du promoteur québécois René H. Lépine, à Saint-Martin dans les Antilles, recourt à plusieurs technologies vertes, dont les panneaux solaires.

Exit la Floride, de plus en plus de snowbirds reluquent des propriétés dans les Antilles. Un promoteur québécois bien connu des Montréalais, René H. Lépine, connaît du succès avec son projet intégré de villas et de copropriétés à Saint-Martin, une île antillaise partagée entre la France et les Pays-Bas. «Jusqu'à présent, 50 % de mes acheteurs proviennent du Québec», affirme le président de Groupe Lépine International.

Ce promoteur québécois, dont l'épouse est originaire de la partie hollandaise de Saint-Martin, est le fils de René Lépine, décédé en 2012. Celui qu'on surnommait le «Donald Trump du Québec» a notamment piloté la construction du Sanctuaire du Mont-Royal, un complexe de condominiums luxueux à Outremont, et du Village olympique. René Lépine fils a longtemps travaillé avec son père, avant de mener ses propres projets en Floride et à Moscou.

Aujourd'hui, il a entrepris la construction d'Indigo Green, un complexe de villégiature de 75 unités, comprenant 20 villas, vendues au prix de 729 000 $ US, et de 55 copropriétés, vendues 450 000 $ US. «Ce projet se trouve dans la dernière baie non développée de l'île, à 50 mètres de la mer. Les appartements situés à flanc de montagne sont rafraîchis par l'alizée, ce qui rend le climat très agréable», affirme René H. Lépine, rencontré lors d'un passage à Montréal.

Indigo Green innove sur cette île aux techniques de construction conservatrices en proposant plusieurs solutions éconergétiques. «Il a fallu beaucoup argumenter pour imposer nos idées», affirme René Lépine. Par exemple, les plafonds des bâtiments seront isolés, une rareté là-bas. «Parce qu'il ne fait jamais froid, la population locale croit que l'isolation, ça ne sert à rien. Pourtant, leurs maisons sont des fours, qui coûtent très cher à climatiser», dit-il. Quand on sait que l'électricité sur cette île coûte plus de 30 cents le kilowattheure, la facture de climatisation monte vite. Parmi les autres mesures vertes du projet, mentionnons la peinture réfléchissant les rayons ultraviolets et les panneaux solaires.

À l'aube de la retraite, Jean-Pierre et Geneviève, deux quinquagénaires de Lanaudière, se cherchaient depuis quelques années un «chalet» pour passer des vacances au soleil. «On planifiait d'acheter une propriété en Floride, mais après plusieurs voyages de reconnaissance là-bas, on a découvert que cet État ressemble de plus en plus à une immense banlieue, avec ses grands boulevards et ses magasins entrepôts. On aurait eu l'impression de vivre à Laval», explique ce vétérinaire de profession, qui préfère taire son nom de famille.

Lorsqu'ils ont entendu parler du projet Indigo Green, ils ont décidé d'y faire un tour. Ils ont été immédiatement séduits par le caractère de l'île. «On y trouve un mode de vie à l'européenne, avec le mélange des cultures françaises et néerlandaises», dit Jean-Pierre. D'autant plus que, pour le même prix qu'en Floride, on peut acquérir un condo de 1 300 pieds carrés dans un bâtiment de deux étages plutôt que dans une tour de 15 à 20 étages. «On n'avait pas le goût de prendre l'ascenseur pour aller à la plage», dit Geneviève.

Jacques Labrèche, un avocat à la retraite de Montréal, a lui aussi acquis un condo à Indigo Green, après avoir visité plusieurs îles des Antilles. En plus du caractère binational de l'île qui compte 70 000 habitants, il apprécie sa «proximité de Montréal». «C'est seulement à 4 h 30 de vol, et il y a des départs presque tous les jours», dit le célibataire. Qui plus est, il mentionne le caractère très abordable des propriétés sur l'île. «Ce sont les mêmes prix qu'à Montréal, sans le froid !» dit-il. Selon René Lépine, Saint-Martin n'attire pas une clientèle de jet privé. Celle-ci atterrit à Saint-Barthélemy, 30 km plus loin.

Pour les investisseurs, Sint Maartin - de son nom hollandais - comporte quelques avantages fiscaux, car on n'y impose aucune taxe foncière ni taxe de vente, tandis que le gain en capital n'est pas imposable. «Si vous louez votre propriété, votre investissement ne coûtera pratiquement rien», soutient René Lépine. Toutefois, nos acheteurs interviewés pour ce reportage n'envisagent pas de transformer leur propriété en résidence locative en leur absence. S'ils changent d'avis, ils devront procéder à la mise en marché par eux-mêmes, car le promoteur n'offrira pas un service de location.

Le projet du promoteur québécois René H. Lépine, à Saint-Martin dans les Antilles, recourt à plusieurs technologies vertes, dont les panneaux solaires.

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