L'ÉTS réinvente le campus urbain


Édition du 22 Février 2014

L'ÉTS réinvente le campus urbain


Édition du 22 Février 2014

Série 1 de 5 - Dans une série en cinq volets, Les Affaires présente des projets immobiliers d'envergure qui devraient bientôt faire couler un sang nouveau dans les artères de Montréal.

Mi-décembre dernier, malgré un froid sibérien, le chantier de la Maison des étudiants (MDE) n'est pas figé dans un bloc de glace. Grues, bétonnières et ouvriers s'activent comme des fourmis pour ériger, au coût de 35 millions de dollars, ce futur pavillon de l'École de technologie supérieure (ÉTS), qui ouvrira ses portes en 2015, rue Notre-Dame, dans le sud-ouest de Montréal.

Le style architectural de ce bâtiment en devenir de 5 étages, d'une superficie de 130 000 pieds carrés (pi2), marque une rupture avec les autres pavillons de l'ÉTS qui, disons-le franchement, ne se distinguent pas par leur élégance. Cette fois-ci, la direction a choisi d'en faire un bâtiment «signature», avec une enveloppe en verre dans laquelle s'incrusteront des illustrations 3D. «On veut en faire une source de fierté pour la communauté», explique Patrice Catoir, directeur de la planification et du développement du campus à l'ÉTS. Pour concevoir ce projet, cette institution universitaire a fait appel aux architectes de la firme Menkes Shooner Dagenais et Letourneux et aux ingénieurs des DSK et Beaudoin Hurens.

L'immeuble louera 35 % de ses espaces à des entreprises externes. À ceux qui s'inquiètent de voir l'école prendre un virage commercial, M. Catoir réplique que son établissement se plie aux règlements d'urbanisme qui obligent l'aménagement de locaux commerciaux dans la rue Notre-Dame. Résultat : le rez-de-chaussée accueillera une caisse Desjardins et une pharmacie, tandis qu'une clinique s'installera à l'étage supérieur. Divers services aux étudiants, un café-rencontre et le service du perfectionnement occuperont la superficie restante.

Toutefois, la vocation de la MDE dépasse le contexte scolaire. Sa planification s'inscrit dans le cadre du Quartier de l'innovation de Montréal (QI), vaste projet qui vise à faire du territoire englobant Griffintown, Pointe-Saint-Charles et Saint-Henri / Petite-Bourgogne un milieu de vie qui stimule la créativité.

Les deux partenaires de ce chantier, l'ÉTS et l'Université McGill, veulent créer un Silicon Valley à la québécoise, un quartier où cohabiteront établissements d'enseignement, centres de recherche, organismes sociaux et culturels, entreprises et habitations, et ce, dans un aménagement durable et de qualité. «On veut éviter que Griffintown devienne une ville-dortoir», explique M. Catoir. La mixité des vocations dans ce quartier devrait stimuler l'innovation, source de prospérité dans les décennies à venir.

La MDE illustre cette volonté. En plus d'offrir des services de proximité aux résidents et d'être un lieu convivial, sa construction prévoit une place publique à l'arrière. «Cet aménagement permettra d'unifier le quartier en augmentant les espaces verts, qui manquent cruellement dans cette ancienne zone industrielle», note M. Catoir.

Face à la future place publique s'élève la phase IV des résidences universitaires de l'ÉTS, inaugurée en 2012. Là aussi, l'ÉTS a pris les devants pour verdir le paysage. «En construisant en hauteur, on a libéré de l'espace au sol, ce qui nous a permis d'aménager une cour intérieure, accessible à tous par des portes cochères», dit M. Catoir. Cette construction, récompensée du Pilier d'Or, catégorie Mérite technique et innovation, par l'Association des gestionnaires de parcs immobiliers institutionnels, affiche une performance énergétique exceptionnelle.

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