Harmoniser la mesure des locaux dans le monde


Édition du 30 Août 2014

Harmoniser la mesure des locaux dans le monde


Édition du 30 Août 2014

Par Claudine Hébert

Photo: iStock

Une nouvelle règle de mesurage des locaux pour bureaux entrera en vigueur en novembre. Cette nouvelle norme volontaire, qui porte le nom d'International Property Measurement Standard (IPMS), permettra une plus grande transparence et une évaluation cohérente des actifs immobiliers partout dans le monde.

Actuellement, les mesures des différents actifs immobiliers (commercial, résidentiel, industriel) peuvent varier considérablement d'une région à l'autre, voire d'une ville à l'autre. Londres a ses propres mesures, tout comme New York et Hong Kong. Des différences qui finissent par frustrer les investisseurs immobiliers et les sociétés qui possèdent des immeubles dans plusieurs pays.

Selon Jones Lang LaSalle, un cabinet-conseil spécialisé dans l'immobilier d'entreprise, des écarts de près de 25 % peuvent apparaître selon la méthode de mesure utilisée. En Amérique du Nord, par exemple, les aires communes, comme les toilettes ou les colonnes, sont comprises dans les mesures de surface de plancher. À Hong Kong, il est d'usage de comptabiliser les cages d'ascenseur et les escaliers de secours. «En Grande-Bretagne, à l'opposé, seule la surface de bureau figure dans la mesure. Tous les espaces communs sont offerts sous forme de frais supplémentaires additionnés aux frais de location de bureaux», explique Lisa Prats, vice-présidente, communication et marketing, de Building Owners and Managers Association (BOMA) International, que nous avons jointe à Washington D.C.

BOMA s'est associée à quelque 30 autres organisations immobilières afin de former la coalition IPMS, à Washington, en mai 2013. «L'idée de cette nouvelle mesure n'est pas de favoriser l'une des normes existantes», explique Jean-Yves Pirlot, secrétaire général de la coalition IPMS. En discutant et en faisant des compromis, dit-il, les intervenants sont arrivés, entre autres, à faire entrer des idées nord-américaines de la BOMA et de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS) - norme appliquée en Grande-Bretagne - tout en évitant des attitudes partisanes.

Un langage commun

Au début de l'adoption de l'IPMS, M. Pirlot pense que les différentes normes continueront de coexister. «Un peu comme le passage à l'euro. Mais très vite, les consommateurs éclairés demanderont la nouvelle norme IPMS», dit-il, précisant que cette norme internationale pour bureaux sera suivie, sous peu, par des normes pour les secteurs résidentiel, commercial et industriel.

La nouvelle norme de mesure profitera surtout aux investisseurs en leur fournissant des informations plus claires concernant les investissements potentiels partout dans le monde. Pour les entreprises de conseils immobiliers et les fournisseurs de services, la norme IPMS représentera un mécanisme offrant à leurs clients les meilleures pratiques internationales et surtout un langage commun.

Et pour le marché immobilier québécois ? «La mise en place de cette nouvelle norme de mesure ne changera pas grand-chose du jour au lendemain», soutient Jacques Métivier, vice-président du conseil d'administration de la Société immobilière Landmark. Les normes de mesure ont beau changer, dit-il, ce qui importe, ce sont les clauses du bail qui a été signé entre les deux parties. Et une fois les baux arrivés à terme, la norme IPMS n'influera pas tellement sur le paysage immobilier d'ici. La plupart des propriétaires d'immeubles nord-américains ont adopté la norme BOMA, qui inclut la plupart des aires communes d'un même étage. Ce qui laisse très peu de place à l'ambiguïté, affirme M. Métivier.

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