Baux plus courts, superficies réduites pour les locaux commerciaux


Édition du 12 Avril 2014

Baux plus courts, superficies réduites pour les locaux commerciaux


Édition du 12 Avril 2014

Par Claudine Hébert

Stéphane Côté, président de DevMcGill, Jean Laramée, vice-président principal, Capital immobilier Québec, d'Ivanhoé Cambridge, Jacques Métivier, vice-président du conseil d'administration de Landmark Properties, Jacques Vincent, coprésident du promoteur P

Série 1 de 3 - Montréal et ses places d'affaires. L'immobilier fait face à d'importants enjeux dans la métropole. Voici notre deuxième série consacrée à ce secteur stratégique.

Tandis que le ciel paraît assez bleu dans le marché immobilier résidentiel à Montréal, on note beaucoup d'inquiétude, voire de frustration, chez les promoteurs des immeubles commerciaux.

«Les perspectives sont déprimantes.» Voilà ce que lance d'emblée Jacques Métivier, vice-président du conseil d'administration de Landmark Properties, pour qualifier l'état du marché commercial au centre-ville de Montréal.

«Il y a beaucoup trop de locaux en location et l'économie tourne au ralenti. Cela n'ouvre pas la voie à de nouveaux investissements», précise-t-il.

Avec six autres acteurs majeurs de l'immobilier montréalais, il a participé, le 20 mars dernier, à une table ronde organisée par Les Affaires et le cabinet d'avocats Davies Ward Phillips & Vineberg. Cette rencontre avait pour but de discuter des enjeux immobiliers de Montréal.

Selon le dernier rapport de la firme de courtage immobilier Colliers, le taux d'inoccupation de locaux commerciaux atteint maintenant 10 % à Montréal. Cela ne tient pas compte du million de pieds carrés offert en sous-location.

Manque de cohérence

«On assiste à un phénomène de chaise musicale», rapporte Richard Hylands, président de Corporation immobilière Kevric. Au coin des rues Peel et Saint-Antoine, la nouvelle tour de Cadillac Fairview accueillera Deloitte, qui délaisse la Place-Ville-Marie, ainsi que le siège social de Rio Tinto Alcan, qui quitte ses locaux à l'angle des rues Drummond et Sherbrooke. La dissolution du cabinet Heenan Blakie, qui laisse vacants au moins cinq étages du plus prestigieux immeuble de classe A en ville, le 1250 René-Lévesque Ouest, n'est pas sans inquiéter non plus.

Richard Hylands déplore le manque de cohérence en matière de développement immobilier à Montréal.

En pleine période de précarité, dit-il, la Société de développement Angus - un organisme communautaire - a annoncé en décembre dernier la construction d'une nouvelle tour de bureaux, le projet du Carré Saint-Laurent, dans le Quartier des spectacles. «C'est un non-sens. Ce nouvel immeuble, construit de surcroît sans appel d'offres, va encore libérer d'autres espaces. Ce qui ne fera qu'empirer la situation», dénonce M. Hylands.

Le président de Kevric a signalé que le prix net des loyers des immeubles de classe A montréalais se maintient au montant de 20 à 25 $ le pied carré. Il n'a pas augmenté depuis 1986...

«Ce sont les augmentations de frais et de taxes qui donnent l'impression que les loyers suivent le cours du marché», indique M. Hylands.

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