Les deux fédérations syndicales d’enseignants en grève déplorent le peu d’avancées

Publié le 11/12/2023 à 13:33, mis à jour le 11/12/2023 à 15:59

Les deux fédérations syndicales d’enseignants en grève déplorent le peu d’avancées

Publié le 11/12/2023 à 13:33, mis à jour le 11/12/2023 à 15:59

Par La Presse Canadienne

Tant la Fédération des syndicats de l’enseignement, affiliée à la CSQ, qui représente 95 000 enseignants, que la FAE, qui en représente 66 000, ont déploré lundi le peu de progrès dans le dossier qui leur tient le plus à cœur: la composition de la classe. (Photo: La Presse Canadienne)

Les deux fédérations qui représentent les enseignants du primaire et du secondaire en grève, la FSE et la FAE, déplorent le peu d'avancées aux tables de négociations ces derniers jours.

La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, estime pourtant que les négociations ont connu un rythme soutenu avec les syndicats du secteur public.

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) estime avoir fait «une très grande concession» en ce qui a trait à l'affectation des enseignants aux classes, la semaine dernière.

Tant la Fédération des syndicats de l'enseignement, affiliée à la CSQ, qui représente 95 000 enseignants en grève jusqu'à jeudi, que la FAE, qui en représente 66 000 en grève illimitée, ont déploré lundi le peu de progrès dans le dossier qui leur tient le plus à coeur: la composition de la classe.

«Il faut nous redonner des classes équilibrées», a lancé la présidente de la FSE, Josée Scalabrini, en point de presse à Québec. «S'ils ne font pas quelque chose, ça va venir empirer la pénurie d'enseignants.»

L'intégration dans les classes régulières d'enfants ayant des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage a rendu plus lourde la tâche des enseignants, qui n'ont pas toujours le soutien requis ni la formation nécessaire.

Le gouvernement du Québec se dit conscient du problème, mais, dans un contexte de pénurie d'enseignants et de difficulté à recruter des professionnels spécialisés dans le soutien à ces enfants, il affirme ne pas pouvoir diminuer les ratios maître/élèves. Il propose en revanche d'autres solutions, comme l'ajout de 4000 «aides à la classe».

Mais les syndicats répliquent que ces aides à la classe seraient en nombre insuffisant et qu'elles ne peuvent remplacer l'aide d'un professionnel qualifié en orthophonie ou en psychoéducation, par exemple.

 

Pas l'heure de faire d'autres concessions

De son côté, la FAE estime avoir déjà fait suffisamment de concessions dans sa négociation avec Québec.

La présidente, Mélanie Hubert, a révélé lundi avoir assoupli sa position sur l'affectation des enseignants aux classes au mois de juin plutôt qu'en août, afin d'éviter la cohue de la rentrée. Elle a proposé un «mécanisme» qui aurait permis d'affecter «le plus grand nombre possible» d'enseignants en juin, tout en se gardant une marge de manoeuvre pour le mois d'août.

Mais cela n'a pas suffi et le gouvernement lui a demandé de faire d'autres compromis, a-t-elle dénoncé. «On a fait une très grande concession», mais sans réciprocité, selon elle. «Les membres de la FAE ont été floués.»

«D'importantes discussions ont eu lieu avec la FAE dans les derniers jours. Nous avons maintenant sur la table des éléments essentiels pour nous entendre. Malgré certains écarts, nous entrons dans une phase cruciale qui nous permettra d'entrevoir une entente qui pourra bénéficier aux élèves et aux enseignants», a fait savoir le cabinet de la ministre LeBel. Il a refusé d'en dire davantage.

Mécontente, la FAE poursuit donc sa grève illimitée, amorcée le 23 novembre, mais elle ne boudera pas pour autant les négociations avec Québec, a assuré Mélanie Hubert.

«On a dit au gouvernement: à notre avis, ce n'est plus l'heure de faire d'autres concessions. Donc, on n'a pas l'intention de retourner chercher des mandats à nos instances. Cependant, on n'est pas dans une logique de serrer les bras, de s'asseoir sur nos mains et d'attendre», a résumé Mélanie Hubert.

La FAE n'a toujours pas demandé de conciliation, comme l'a fait le front commun intersyndical, avec un certain succès selon lui. Mme Hubert n'exclut pas de le faire, mais rappelle qu'une médiation, l'été dernier, n'avait rien donné. «On verra si ça sera envisagé par nos instances», a-t-elle conclu.

 

 

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