Le frein sur les dépenses

Publié le 04/06/2014 à 16:15

Le frein sur les dépenses

Publié le 04/06/2014 à 16:15

Pour faire passer le déficit budgétaire de 3,1 G$ cette année à zéro en 2015-2016, le gouvernement libéral met le frein sur les dépenses, dont la croissance, prévoit-il, sera limitée à 1,7% par année d’ici là. La hausse des revenus, elle, atteindra 3,2% - si l’économie performe bien.

Principale mesure de limitation des dépenses : le gel des effectifs gouvernementaux. Déjà annoncé par Philippe Couillard pour l’année en cours, le voilà prolongé pour l’année suivante. Cela permettra d’économiser 100 M$ cette année et 500 M$ en 2015-2016.

En 2014-2015, les dépenses de rémunération, incluant celle des médecins, s’élèveront à près de 39 G$, soit 59% des dépenses de programme.

L’enveloppe de rémunération a augmenté en moyenne de 4% depuis 2010, soit deux fois plus que les dépenses de programme. Ces hausses sont causées par les bonifications salariales, la progression dans les échelles de salaire et l’augmentation des effectifs. Ces derniers sont en augmentation constante depuis 2002. Ils sont passés de 380 000 à 428 000.

Les départs à la retraite de 15 000 employés par année d’ici 2018-2019 dans les secteurs publics et parapublics pourraient amener le gouvernement à réaffecter du personnel administratif vers les services directs à la population.

Le cadre financier prévoit une croissance des dépenses de 2,1% par année d’ici cinq ans et le budget Leïtao souligne que la hausse annuelle des dépenses de rémunération devra désormais suivre la même ligne. il précise que les prochaines négociations des conventions collectives, qui arriveront à échéance en mars 2015, pourraient lier les augmentations de salaires à des gains de productivité, mais aussi demander des efforts additionnels aux employés face aux régimes de retraite, notamment.

Déterminé à toucher la cible du déficit zéro en 2015-2016 sans hausser les taxes et impôts ni rouvrir les conventions collectives actuelles, le gouvernement s’engage à réviser les programmes gouvernementaux. Il met sur pied deux commissions. La première sera chargée en permanence de la révision des programmes. Elle devra examiner la pertinence et l’efficacité de ceux-ci. La croissance des dépenses de programmes est limitée à 1,8% cette année et devra être réduite à 0,7% en 2015-2016 afin d’économiser 3,3 G$.

La seconde commission a le mandat d’examiner la fiscalité québécoise pour favoriser la croissance économique tout en finançant adéquatement les services publics.

De plus, les sociétés d’État devront fournir des efforts de 177 M$ cette année et de 102 M$ l’an prochain. Hydro-Québec devra notamment faire des gains d’efficience.

Afin de réduire le poids de la dette, qui représente 54% du PIB, le gouvernement indexera annuellement le prix de l’électricité patrimoniale, tout comme les autres tarifs gouvernementaux, à compter de cette année. Il affectera aussi au service de la dette un montant de 100 M$ cette année provenant de la taxe sur les boissons alcooliques et la totalité des revenus miniers à compter de 2015-2016.

 

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