WeWork croit à sa résurrection après des renégociations massives de baux

Publié le 02/04/2024 à 14:46

WeWork croit à sa résurrection après des renégociations massives de baux

Publié le 02/04/2024 à 14:46

Par AFP

(Photo: 123RF)

New York — Le spécialiste américain des bureaux partagés WeWork a annoncé mardi être parvenu à renégocier des dizaines de baux commerciaux et avoir mis fin à d’autres, une étape considérée comme un tournant vers la pérennisation de l’entreprise.

Entre les renégociations et les sorties de baux, WeWork affirme avoir réduit de plus de 40% ses engagements de loyers futurs, ce qui représente une économie de plus de 8 milliards de dollars américains, selon un communiqué publié mardi.

La société avait annoncé, début septembre, avoir entamé des discussions en vue de modifier les conditions de «quasiment tous» ses baux, reconnaissant qu’il existait «un doute substantiel sur (sa) capacité (…) à poursuivre ses activités».

Mais cela n’avait pas permis à WeWork d’éviter le dépôt de bilan, début novembre.

«Grâce à cette réduction majeure des dépenses de loyers à venir et à une amélioration de son efficacité opérationnelle, WeWork est positionné pour parvenir à des performances financières solides et durables», a indiqué l’entreprise.

Par ailleurs, dans le cadre de sa restructuration, WeWork dit être parvenu à alléger sa dette de plus de 3 G$US après validation d’un plan de restructuration par la majorité de ses créanciers obligataires.

«Nous sommes bien avancés sur la voie d’un WeWork solide et durable», a commenté le directeur général, David Tolley, cité dans le communiqué.

«Nous restons déterminés à en finir avec cette restructuration plus tard ce trimestre», a ajouté le dirigeant, qui a précisé qu’au terme de ce processus, WeWork serait «peu ou pas endetté».

Le groupe dit gérer environ 1,8 million de m2 de bureaux dans plus de vingt pays.

Après avoir affiché, durant des années, une croissance insolente, WeWork a vu son modèle bousculé par la pandémie de Covid, qui a consacré l’émergence du télétravail.

L’épisode s’est ajouté aux craintes des investisseurs, qui s’inquiétaient déjà auparavant du manque de rentabilité de la start-up ainsi que des errements du patron et cofondateur, Adam Neumann, débarqué en 2019.

Adam Neumann a récemment refait parler de lui en déposant une offre d’achat de WeWork, à hauteur de 500 millions de dollars.

À son apogée, début 2019, le groupe avait été valorisé jusqu’à 47 G$US.

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