Logo - Les Affaires
Logo - Les Affaires

Vidéotron Gatineau: les syndiqués rejettent l’offre finale

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Vidéotron Gatineau: les syndiqués rejettent l’offre finale

La direction de Vidéotron avait affirmé, en avril dernier, qu’elle n’avait guère le choix de procéder par sous−traitance, compte tenu du contexte actuel. (Photo: Roméo Mocafico)

Les quelque 220 syndiqués de Vidéotron Gatineau ont rejeté à 74% l’offre patronale finale présentée par la direction de l’entreprise pour le renouvellement de leur convention collective. 

Cette offre finale et globale avait été présentée le 10 octobre, a précisé le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, qui les représente.

Les négociations durent depuis plusieurs mois. Elles ont pour principal enjeu la sous−traitance, le maintien ici des emplois.

Malgré ce rejet de l’offre finale de l’employeur, le président du Syndicat des employés de Vidéotron, Nick Mingione, souhaite reprendre les discussions avec la direction. Il se dit prêt à «trouver des solutions aux besoins réels de l’employeur, mais également à ceux qui touchent l’ensemble des salariés».

«C’est quand même clair. L’offre n’est pas acceptable. L’enjeu principal est la sous−traitance à outrance et la délocalisation des emplois outre−mer», a ajouté M. Mingione.

Selon lui, cette question de la sous−traitance est «assez bien balisée» pour la région de Montréal, mais ce n’est pas le cas pour celle de Gatineau.

La direction de Vidéotron avait affirmé, en avril dernier, qu’elle n’avait guère le choix de procéder par sous−traitance, compte tenu du contexte actuel.

«Il faut être réaliste, le marché de l’emploi est actuellement très difficile pour les employeurs et engendre des difficultés importantes en termes de recrutement et de rétention du personnel. Notre entreprise doit donc trouver des solutions pour assurer le maintien de ses opérations, dont la sous−traitance, permettant la flexibilité nécessaire afin d’éviter d’éventuelles ruptures de service», avait−elle expliqué.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne