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Une approche standardisée à l’étude pour les voyageurs vaccinés

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Une approche standardisée à l’étude pour les voyageurs vaccinés

La ministre de la Santé, Patty Hajdu, a confirmé que le gouvernement fédéral adhère à l’idée d’un «passeport vaccinal». (Photo: Adrian Wyld pour La Presse Canadienne)

Le Canada travaille avec ses alliés pour trouver une approche standardisée afin de permettre aux Canadiens vaccinés de voyager à l’international, lorsqu’il sera sécuritaire de le faire.  

Lors d’une entrevue récente avec CBC, la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, a confirmé que le gouvernement fédéral adhère à l’idée d’un « passeport vaccinal » pour voyager à l’extérieur du pays et que les discussions se poursuivent avec les autres pays du G7 pour trouver un terrain d’entente. 

La ministre Hajdu a précisé qu’il n’y avait toujours pas de « consensus » sur la forme que prendra cette preuve de vaccination contre la COVID-19, mais a soutenu que le Canada avait une longueur d’avance avec son application mobile ArriveCAN obligatoire pour tous les voyageurs. 

L’idée d’un « passeport vaccinal » a été accueillie plutôt froidement par certains partis d’opposition à Ottawa, qui estiment la question prématurée vu le faible taux de vaccination au pays. 

Le chef conservateur Erin O’Toole a rappelé que « seulement » 3 % des Canadiens ont reçu leurs deux doses du vaccin. À son avis, il faut donc que le gouvernement fédéral se concentre sur l’approvisionnement en vaccins avant même de pouvoir penser aux « vacances » à l’étranger. 

Idem du côté du chef néo-démocrate Jagmeet Singh, qui dit que la vaccination de la population devrait être la « priorité » à l’heure actuelle. 

Du côté du Bloc québécois, on se montre tout à fait favorable au concept du « passeport vaccinal ».

Luc Thériault, porte-parole bloquiste en matière de santé, a indiqué que la pratique d’exiger une preuve de vaccination pour certaines maladies existe déjà dans plusieurs autres pays, et estime qu’il serait « normal » de s’arrimer avec d’autres pays et d’adopter une telle mesure en pleine pandémie mondiale.