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Un groupe se forme en appui à Erin O’Toole

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Un groupe se forme en appui à Erin O’Toole

Un tiers du caucus du chef conservateur souhaiterait son départ. (Photo: La Presse Canadienne)

Ottawa — Après qu’un grand nombre de députés conservateurs ont réclamé un vote de confiance sur la direction d’Erin O’Toole, un nouveau groupe a surgi pour défendre sa stratégie comme étant ce qu’il y a de mieux pour le Parti conservateur du Canada.

Le militant conservateur Fraser Macdonald, qui a soutenu M. O’Toole lors de la dernière course à la direction, a déclaré qu’il avait eu l’idée de cet effort avant que la nouvelle n’éclate qu’un tiers du caucus du chef conservateur souhaitait son départ.

Le site web du groupe, appelé Majority Committee, a été lancé mardi, quelques heures après que M. O’Toole s’est rendu sur les réseaux sociaux juste avant minuit en disant qu’il avait l’intention de se battre pour son poste.

Dans son message, M. O’Toole dépeint les députés qui ont signé la lettre demandant le vote à la direction comme des gens qui pensent que le parti devrait avoir des opinions plus extrêmes ressemblant à celles du député ontarien Randy Hillier et de l’ancien député Derek Sloan.

Cela contraste avec le conservatisme plus inclusif et modéré que M. O’Toole dit tenter de construire.

Mais les députés appelant au limogeage de M. O’Toole disent que le problème réside dans le chef lui-même et ses échecs, qui incluent des volte-face sur la tarification du carbone et le contrôle des armes à feu, ainsi que le fait de ne pas transmettre de message clair sur des questions telles que la manifestation du convoi de camions à Ottawa.

M. Macdonald pense que seuls ceux qui sont en colère contre M. O’Toole et la direction qu’il a prise pour le parti sont entendus.

«Mon inquiétude est que le parti change de stratégie et s’oriente davantage dans une direction où nous écoutons une aile du parti plutôt que les autres», a-t-il déclaré mardi.

Les députés s’attendent à ce qu’un vote de confiance ait lieu lors de la prochaine réunion du caucus national, mercredi.

Une règle adoptée en 2015 précise comment un vote au scrutin secret pourrait avoir lieu. Si son caucus vote pour le remplacer, un deuxième vote aura lieu pour choisir un chef intérimaire du parti.

«La meilleure des chances», dit Blanchet

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a réagi à la situation en souhaitant la meilleure des chances au chef conservateur.

«Il est assez connu que M. O’Toole et moi avons une bonne relation. (…) On n’a pas les mêmes idées. (…) Je comprends très bien qu’il est dans une position inconfortable», a-t-il déclaré lors d’un point de presse, mardi.

Il a souligné que la frange du parti souhaitant le départ du chef sont les conservateurs sociaux, avec qui le Bloc a très souvent maille à partir.

«On pourrait avoir un intérêt, à la limite, à ce que le Parti conservateur se radicalise dans une droite dans laquelle les Québécois ne se reconnaissent pas du tout. Mais ce serait un peu cynique», a dit M. Blanchet.