Tous les partis sont d'accord pour abolir le temps supplémentaire obligatoire

Publié le 19/09/2022 à 17:52, mis à jour le 19/09/2022 à 17:58

Tous les partis sont d'accord pour abolir le temps supplémentaire obligatoire

Publié le 19/09/2022 à 17:52, mis à jour le 19/09/2022 à 17:58

Par La Presse Canadienne

Tous les partis s’entendent aussi sur les bienfaits d’imposer des limites fixes au nombre de patients sous la responsabilité de chaque professionnel de la santé. (Photo: 123RF)

Le temps supplémentaire obligatoire, l’infâme TSO, a été unanimement identifié comme l’ennemi à abattre par les représentants des cinq partis conviés, lundi, à un débat sur le thème de la santé.

Cette rare unanimité politique en pleine campagne électorale, sur un sujet aussi central et polarisant, s’est manifestée alors qu’étaient réunis sur une même scène les représentants de chacun des grands partis à l’invitation de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

On ne s’étonnera pas que la question du TSO ait occupé une telle place puisque la FIQ, qui a préparé les thèmes de discussion, représente 76 000 professionnelles de la santé, principalement des infirmières, qui sont les plus malmenées par le temps supplémentaire obligatoire.

Tous les partis s’entendent aussi sur les bienfaits d’imposer des limites fixes au nombre de patients sous la responsabilité de chaque professionnel de la santé, mais pas tous avec le même enthousiasme et, surtout, pas au même rythme. Les réserves exprimées tant par le ministre sortant de la Santé, Christian Dubé, que par le docteur Karim Elayoubi, candidat conservateur, étaient liées au fait que d’adopter une loi qui impose des ratios, comme le préconisent les libéraux, les péquistes et Québec solidaire, pourrait avoir comme effet pervers d’encourager le TSO pour respecter l’obligation légale entourant les ratios.

Le rôle du privé et les agences

C’est surtout le rôle du secteur privé dans la santé qui a démontré les différences entre les partis, les conservateurs ayant l’intention d’instituer un système privé parallèle accessible aux plus fortunés ou aux détenteurs de polices d’assurance et, dans certains cas, avec la carte d’assurance maladie pour des patients dont l’attente s’avère trop longue, un critère qui n’a pas encore été délimité par le PCQ.

Bien que la CAQ fasse aussi une place au privé, Christian Dubé s’est gardé d’insister sur cette présence, tournant plutôt son attention vers les agences privées, maraudeuses de personnel à qui elles offrent de meilleures conditions que le secteur public. M. Dubé a clairement annoncé son intention de serrer la vis aux agences et de contrer leur attractivité en offrant de meilleures conditions aux infirmières dans le secteur public.

Cette question des conditions de travail s’est avérée centrale dans la discussion. Tous se sont entendus sur le fait qu’elles devaient être améliorées et, à l’issue de la rencontre, la présidente de la FIQ, Julie Bouchard, a de nouveau pointé du doigt le TSO comme étant le premier élément à régler.

Fait à noter, M. Dubé était le seul des candidats invités à ne pas être un professionnel de la santé ; outre le docteur Elayoubi, Québec solidaire avait délégué sa candidate dans Mont-Royal–Outremont, la docteure Isabelle Leblanc, le Parti libéral, l’infirmière clinicienne spécialisée Byanca Jeune, candidate dans Pointe-aux-Trembles, et le Parti québécois était représenté par Sylvie Tanguay, assistante infirmière-chef en pédiatrie, qui est candidate dans Saint-François en Estrie.

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