Questions des entrepreneurs, réponses des partis: la transition énergétique


Édition du 21 Septembre 2022

Questions des entrepreneurs, réponses des partis: la transition énergétique


Édition du 21 Septembre 2022

Par François Normand

Patrick Decostre, président et chef de la direction de Boralex (Photo: courtoisie)

«Avez-vous l’intention d’accorder une place plus importante à l’énergie éolienne dans le mix énergétique du Québec ? Il y a déjà 4000 mégawatts (MW) de puissance installée, et les projets en cours porteront à terme le total à 11 300MW. Mais le Québec pourrait aller jusqu’à 15 000MW, ce qui permettrait d’avoir une offre énergétique plus diversifiée et résiliente dans un contexte où les sécheresses dans le monde limitent la production d’hydroélectricité», Patrick Decostre, président et chef de la direction de Boralex, un producteur d’énergie renouvelable (éolien, solaire, hydroélectricité, stockage) qui a des sites de production au Canada, aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni (en développement)

 

Promesse de la Coalition avenir Québec

Le parti de François Legault s’engage à demander à Hydro-Québec d’acquérir de l’électricité et de construire des parcs éoliens en partenariat, mais sans mentionner de cibles de puissance installée. Selon la CAQ, cette promesse aidera le Québec à atteindre son objectif zéro émission de gaz à effet de serre (GES) en 2050. Les caquistes soulignent qu’ils ont déjà conclu des ententes majeures, comme le projet éolien Apuiat, de 200 MW, avec les Innus, dans lequel Boralex est le partenaire opérateur et détient 50 % du projet (la mise en service est prévue en 2024).

 

Promesse du Parti libéral du Québec

Dans leur plateforme, les libéraux de Dominique Anglade soulignent que le projet ÉCO comportera « un important » plan de développement de nouvelles capacités énergétiques éoliennes et solaires. S’il prend le pouvoir, le PLQ affirme qu’il élaborera ce plan en partenariat avec les régions et les communautés autochtones. La plateforme ne comprend aucune cible de puissance installée. Annoncé en novembre, ÉCO vise « à déployer et à soutenir » des investissements publics et privés de 100 milliards de dollars (G$) afin de mettre en place une économie plus durable.

 

Promesse du Parti québécois

La plateforme du parti de Paul St-Pierre Plamondon ne fait aucune référence à l’énergie éolienne en particulier. En revanche, le PQ affirme que le Québec doit accélérer sa transition vers les énergies renouvelables, mais sans mentionner une filière (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, etc.). Les péquistes ne fixent pas non plus de cible de puissance installée à atteindre. Le PQ souligne entre autres l’importance pour le Québec de miser davantage sur la « sobriété énergétique », ce qui permettrait de réduire les GES. 

Promesse de Québec solidaire

Le parti de Gabriel Nadeau-Dubois et de Manon Massé s’engage à accélérer l’utilisation de ressources énergétiques renouvelables afin de réaliser la transition écologique et de réduire les émissions de GES du Québec. QS ne mentionne pas spécifiquement l’énergie éolienne et ne fixe pas de cible de puissance installée. Toutefois, les solidaires s’engagent à nationaliser « sous contrôle régional » l’ensemble des industries produisant des énergies renouvelables, notamment l’éolien.

Promesse du Parti conservateur du Québec

Les conservateurs d’Éric Duhaime n’ont pas d’engagement pour accroître la production d’énergie éolienne ou toute autre forme d’énergie renouvelable au Québec. Le PCQ préfère laisser le secteur privé prendre ces décisions, mais tout en encourageant l’« entrepreneuriat en environnement ». Affirmant qu’Hydro-Québec subventionne les énergies éoliennes pour une valeur de 1 G$ par année, les conservateurs s’engagent à « cesser progressivement » de subventionner les tarifs préférentiels pour l’éolien, une source d’énergie « intermittente et peu efficace », selon eux.

 

(Re)lire les questions des entrepreneurs et les réponses des partis.

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