Quelque 250 employés de la SQDC rentreront au travail après une grève d’un an et demi

Publié le 13/11/2023 à 16:26

Quelque 250 employés de la SQDC rentreront au travail après une grève d’un an et demi

Publié le 13/11/2023 à 16:26

Par La Presse Canadienne

L’entente conclue est d’une durée de cinq ans et viendra à échéance le 31 mars 2027. (Photo: La Presse Canadienne)

Après un an et demi de grève, la fumée blanche est finalement sortie du conclave de l’assemblée générale des quelque 250 employés de la Société québécoise du cannabis (SQDC). Ceux−ci ont entériné à près de 85% la recommandation du conciliateur en chef du ministère du Travail. 

Comme l’employeur a également endossé cette recommandation, le retour au travail des syndiqués pourra se faire dans les semaines à venir.

La grève ne touchait qu’un peu plus d’une vingtaine des 98 succursales de la SQDC, soit celles où les syndiqués sont membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP−FTQ). 

 

Les salaires au cœur du conflit

«Ce qui a étiré le conflit ce sont les salaires, a expliqué le conseiller syndical Daniel Morin, en entrevue avec La Presse Canadienne. Avec l’aide du médiateur, on a réussi à rapprocher les parties en revoyant complètement la grille salariale de façon plus avantageuse pour nos salariés.»

Il a précisé que les conditions de travail, particulièrement en ce qui a trait aux horaires et à la précarité, avaient déjà été négociées depuis plusieurs mois. «Il y a eu des améliorations de ce côté aussi.»

M. Morin a indiqué que les nouveaux employés qui seront embauchés dans des succursales de la SQDC syndiquées avec le SCFP toucheront 21 dollars ($) l’heure à l’embauche, comparativement à 17,12 $ à la dernière année du précédent contrat, qui était venu à échéance en décembre 2021. «Le choix de militer pour obtenir de meilleures conditions, il s’explique et se défend vraiment bien», estime Daniel Morin.

Il reconnaît cependant qu’une grève d’un an et demi est une lourde épreuve. «Ce n’est jamais facile de sortir en grève pour revendiquer, mais il faut comprendre que de travailler comme conseiller à la SQDC, surtout quand tu entres avec un salaire à 17 $ l’heure et des horaires qui limitaient beaucoup le nombre d’heures de travail de plusieurs, on ne s’en sortait pas vraiment bien avec le coût de la vie en 2023.»

 

Pas de parité avec la SAQ 

Par contre, un des objectifs avoués du SCFP était d’obtenir la parité avec les conseillers de sa société d’État sœur, la Société des alcools du Québec (SAQ), mais cet objectif n’a pu être atteint puisque la SAQ rémunère ses conseillers en vins 24,14 $ à l’entrée. «Nos membres apparentaient leur travail à celui de leurs confrères à la SAQ et de ce fait, on cherchait à avoir un salaire et des conditions similaires. Mais, ce qui a été présenté par le médiateur, c’était une sortie de crise. En ce sens, non, nous ne sommes pas allés chercher exactement les salaires qui sont comparables à ceux de la SAQ», a reconnu M. Morin.

L’entente conclue est d’une durée de cinq ans et viendra à échéance le 31 mars 2027.

Tous les conseillers de la SQDC doivent suivre une formation et Daniel Morin dit s’attendre à ce que ses membres aient tous terminé cette formation d’ici trois semaines.

Seulement 24 des 26 succursales dont les employés sont affiliés au SCFP étaient en grève. La vingtaine de succursales syndiquées à la CSN n’étaient pas touchées par cet arrêt de travail. Un peu plus de la moitié des succursales de la société d’État ne sont pas syndiquées. 

Pierre Saint−Arnaud, La Presse Canadienne

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