Places en garderie: Anglade «mal placée» pour porter des accusations, selon Legault

Publié le 23/09/2022 à 08:12, mis à jour le 23/09/2022 à 08:19

Places en garderie: Anglade «mal placée» pour porter des accusations, selon Legault

Publié le 23/09/2022 à 08:12, mis à jour le 23/09/2022 à 08:19

Par La Presse Canadienne

«Je trouve qu’elle est tellement mal placée pour parler des garderies parce que le gouvernement libéral avait augmenté le tarif des garderies. Nous, on l’a remis à un tarif unique. On a corrigé l’erreur», a poursuivi François Legault. (Photo: La Presse Canadienne)

La cheffe libérale est «mal placée» pour porter des accusations faisant le lien entre l’accès aux services de garde et la place des femmes dans la société, selon François Legault.  

Dominique Anglade a piqué au vif M. Legault en affirmant que sous son règne on avait observé «un recul pour les femmes», lors du deuxième débat jeudi soir. Elle a souligné que quantité de femmes avec enfants ne peuvent pas retourner sur le marché du travail faute de places en garderie.

«Ça m’a un peu choqué cette attaque qui revient souvent de la part de Mme Anglade. Avec Sonia Lebel, on a fait tellement pour les femmes», a réagi le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), à la sortie de l’exercice à Radio-Canada.

«Je trouve qu’elle est tellement mal placée pour parler des garderies parce que le gouvernement libéral avait augmenté le tarif des garderies. Nous, on l’a remis à un tarif unique. On a corrigé l’erreur», a poursuivi M. Legault. 

Mme Anglade a renchéri, au terme du débat, que le leader caquiste «sous-estime» et adopte «toujours une manière paternaliste d’approcher» les enjeux liés aux femmes. 

«Le gouvernement de François Legault ne prend pas la pleine mesure des impacts des décisions sur les femmes. L’exemple des services de garde, c’en est un. Quand on parle de nos infirmières qui sont obligées de faire du temps supplémentaire obligatoire, ça en est un autre», a soutenu la cheffe libérale. 

Mme Anglade considère avoir pris sa place au cours de ce dernier débat de la campagne électorale. «J’ai dit ce que j’avais à dire. J’ai été très combative», a-t-elle commenté. 

Gabriel Nadeau-Dubois a été la cible de plusieurs des attaques de M. Legault. Ce dernier a affirmé que le co-porte-parole de Québec solidaire vivait «au pays des merveilles» avec sa «taxe orange» sur les véhicules très polluants.

«François Legault passe ces journées à critiquer le parti qui a le meilleur plan en environnement et lui, il ne propose rien. M. Legault vit dans une autre époque. Il a une vision d’une autre époque et ça a paru ce soir», a affirmé M. Nadeau-Dubois en mêlée de presse. 

Paul St-Pierre Plamondon était pour sa part satisfait que l’indépendance ait pu occuper de l’espace pendant ce débat. Le chef du Parti québécois espère que des souverainistes qui avaient voté pour la CAQ en 2018 rentrent au bercail.

Selon lui, quand il est question d’indépendance, M. Legault «change de sujet ou offre toujours les mêmes réponses». Il déplore que, quand le modérateur a demandé à M. Legault comment il voterait advenant un éventuel référendum sur la souveraineté, il n’ait pas répondu. 

«Il n’a pas de réponse transparente sur la souveraineté et la langue française», a reproché M. St-Pierre Plamondon.  

Éric Duhaime a eu un échange vigoureux avec M. Legault à propos de la pandémie. Le chef caquiste a accusé M. Duhaime d’avoir «profité de la souffrance des gens» et d’avoir «joué un rôle d’agitateur» pendant deux ans. 

L’attaque a eu un effet de surprise pour le chef du Parti conservateur du Québec. 

«J’ai été très étonné de M. Legault, du moment où il a choisi d’aborder cet enjeu-là. On parlait de santé mentale et il a décidé de se mettre à m’attaquer sur les aînés et la crise sanitaire. La crise de la santé mentale, j’aurais espéré que ce soit un débat beaucoup moins partisan», s’est-il désolé en point de presse. 

À la sortie du débat télévisé, François Legault a mentionné que M. Duhaime s’était «disqualifié» pour ne pas avoir été solidaire des aînés durant la pandémie. 

La campagne électorale est dans sa dernière ligne droite alors qu’il reste 10 jours avant le jour du scrutin prévu le 3 octobre. Les électeurs pourront voter aussi par anticipation les 25 et 26 septembre. 

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