Marché Goodfood envisage de faire des acquisitions, dit son patron

Publié le 16/01/2024 à 13:46, mis à jour le 16/01/2024 à 13:47

Marché Goodfood envisage de faire des acquisitions, dit son patron

Publié le 16/01/2024 à 13:46, mis à jour le 16/01/2024 à 13:47

Par La Presse Canadienne

(Photo: La Presse Canadienne/Ryan Remiorz)

Marché Goodfood est parvenu à freiner le déclin du nombre de ses clients et à générer des liquidités. Maintenant que les opérations semblent stabilisées, le spécialiste des mets prêts à cuisiner envisage la possibilité de faire des acquisitions.

«Il y aura peut-être éventuellement l'opportunité pour nous de faire des acquisitions ou de consolider certaines parties du marché parce qu'on est en meilleure position financière», répond le président et directeur général de Goodfood, Jonathan Ferrari, en entrevue, mardi, en marge de l’assemblée des actionnaires. 

L’entreprise «n’a pas d’annonce à faire en ce moment», mais Jonatham Ferrari affirme que des discussions ont lieu avec des cibles potentielles. 

«On est en contact continu avec plusieurs joueurs dans l'industrie, que ça soit les repas prêts à cuisiner, les repas prêts à manger ou d'autres types de livraison de repas à la maison.

«Je pense qu'on aura des opportunités en 2024, précise-t-il. On va devoir penser à trouver quelles sont les meilleures opportunités, qui vont le mieux positionner Goodfood à long terme.»

Évoquer la possibilité d’une acquisition aurait été impossible il y a quelque mois à peine, tandis que Goodfood restructurait ses activités et obtenait un coup de pouce financier de 10 millions de dollars (M$) de la part d’Investissement Québec. 

Jonathan Ferrari croit que les «décisions difficiles» qu’a prises l’entreprise, notamment l’abandon du service d’épicerie au cours de l’automne 2022, permettent maintenant d’envisager cette avenue. Il estime que Goodfood se trouve dans une meilleure posture que certains concurrents. «On pourra tirer avantage de ces opportunités-là parce qu'on a pris les décisions difficiles l'année passée, qui nous ont mis dans une bonne position financière.» 

Sur papier, Goodfood affiche encore une perte nette de 2M$ au premier trimestre clos le 2 décembre, mais elle est tout de même parvenue à générer des liquidités durant cette période. Les flux de trésorerie atteignent ainsi 4M$. «On est en train présentement de repayer de la dette.»

 

Des mois difficiles

Goodfood est passée au travers d’une période difficile. Après un sursaut de popularité pour ses services durant la pandémie, le nombre de ses clients a commencé à fondre d’un trimestre à l’autre. Les consommateurs ont renoué avec le plaisir de manger à l’extérieur, puis la flambée de l’inflation alimentaire a rendu les ménages plus sensibles aux prix. 

La société a mis fin au déclin au cours du dernier trimestre, après avoir écrémé sa clientèle pour se concentrer sur ses clients les plus payants et les plus fidèles. À 124 000 clients actifs, ce chiffre est plus élevé qu’au cours des deux précédents trimestres.

Jonathan Ferrari croit que l’offre de Goodfood reste pertinente à un moment où les ménages surveillent de près leurs dépenses. Il voit ses mets prépréparés et à préparer comme des solutions de rechange abordables à une sortie au restaurant. 

«Pour nous, c'est de vraiment se concentrer sur cette alternative aux restaurants et de démontrer à nos clients à quel point on peut proposer des repas délicieux et économiques à la maison», avance-t-il.

Même si le coût moyen d’acquisition d’un client a diminué chez Goodfood, la question demeure ouverte quant aux efforts que devra déployer la société pour attirer de nouveaux clients, souligne Frédéric Tremblay de Desjardins Marché des capitaux. «Nous continuons d’avoir une visibilité limitée quant aux incitatifs promotionnels qui seront nécessaires pour relancer une croissance soutenable des ventes», commente l’analyste dans une note.

Goodfood a adapté ses stratégies marketing, ce qui a eu pour effet de réduire le coût d’acquisition de clients, répond M. Ferrari. Elle a conclu des partenariats avec des restaurateurs locaux pour offrir certains de leurs produits. Elle a aussi amélioré son site web et son application pour les rendre plus faciles d’utilisation. 

Il donne l’exemple d’un partenariat avec l’application de rencontres Bumble pour vendre des repas à la maison pour le fameux troisième rendez-vous galant. «On vient de lancer cette collaboration-là. Ça va continuer jusqu'à la Saint-Valentin où on aura d'autres recettes spéciales.»

L’entrepreneur ne veut toutefois pas s’avancer sur la trajectoire des dépenses promotionnelles à court terme. «Dans le contexte économique actuel, c'est difficile d'avoir des prévisions. [...] Ce qu'on peut dire certainement, c'est qu'on va s'adapter au contexte.» 

Au premier trimestre, les ventes de Goodfood ont poursuivi leur déclin, mais les gains d’efficacité de l’entreprise lui ont permis d’augmenter sa marge brute, de générer des flux de trésorerie et de réduire sa perte nette.

Les ventes de la société ont reculé de 14,2% à 40M$, notamment en raison du retrait du secteur de l’épicerie. La société a enregistré une perte nette de 2M$, une amélioration par rapport à la perte de 11,7M$ de l’an dernier. La perte nette diluée par action était de 3 cents. 

Avant la publication des résultats, les analystes anticipaient une perte nette diluée par action de 4 cents et des revenus de 40M$, selon la firme de données financières Refinitiv.

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