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Les profits de la Banque Laurentienne ont diminué au 3e trimestre

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Les profits de la Banque Laurentienne ont diminué au 3e trimestre

Les actions de la banque cédaient mercredi après-midi 4,15 $, soit 10,3%, pour se négocier à 35,97 $ à la Bourse de Toronto. (Photo: La Presse Canadienne)

L’action de la Banque Laurentienne (TSX:LB) retraitait de plus de 10% mercredi après-midi, après le dévoilement d’une baisse de profits pour le troisième trimestre de la banque, attribuable à ses provisions pour mauvaises créances, tandis que de plus faibles marges sur les revenus d’intérêts et une baisse des prêts personnels ont également pesé sur sa performance.

La banque montréalaise a fait état d’un bénéfice net de 55,9 millions de dollars (M$) pour son troisième trimestre, en baisse par rapport à celui de 62,1 M$ du même trimestre l’an dernier, car elle a mis de côté 11,2 M$ de plus que l’an dernier pour ses créances douteuses au cours du trimestre, en raison de la détérioration des perspectives économiques.

«L’environnement macroéconomique continue d’être incertain et volatil, et il est alourdi par une inflation élevée, des hausses de taux d’intérêt très rapides et des tensions géopolitiques», a expliqué mercredi la cheffe de la direction, Rania Llewellyn, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

Malgré les pressions économiques, la banque s’attend toujours à atteindre ses objectifs financiers pour l’année, a précisé Rania Llewellyn, grâce à un coup de pouce de sa division commerciale, qui a vu ses prêts augmenter de 29% par rapport à l’année précédente.

«Les résultats ont été principalement alimentés par la conversion de notre solide pipeline non financé dans le portefeuille de la construction pour soutenir les segments multirésidentiels, alors que les promoteurs continuent de faire du rattrapage avec la pénurie structurelle d’approvisionnement sur certains marchés.»

Cependant, l’augmentation des prêts commerciaux a également exercé une pression sur les niveaux des capitaux que la banque doit garder à portée de main, le ratio des fonds propres de catégorie 1 de la banque ayant chuté à 9,1% au cours du trimestre, comparativement à celui de 10,3% d’il y a un an.

La marge nette d’intérêts de la Laurentienne, une mesure clé de la rentabilité des prêts, a également chuté de quatre points de base au cours du trimestre, malgré la hausse des taux d’intérêt. Ces deux tendances à la baisse étaient un signe d’inquiétude pour certains analystes.

«Dans l’ensemble, nous considérons ce résultat comme négatif compte tenu de la pression séquentielle sur les marges de 4 points de base dans un environnement de taux en hausse et du fait que le ratio des fonds propres de catégorie 1 de la banque continue de baisser», a affirmé l’analyste Meny Grauman, de la Banque Scotia.

Il a souligné que la Laurentienne avait toutefois dépassé ses attentes en matière de bénéfice de base par action, tandis que la rentabilité globale ajustée de la banque n’était que légèrement inférieure aux attentes des analystes.

La banque a affiché un bénéfice ajusté de 1,24 $ par action pour son plus récent trimestre, contre un bénéfice ajusté de 1,25 $ par action il y a un an, tandis que les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 1,25 $ par action, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Les actions de la banque cédaient mercredi après-midi 4,15 $, soit 10,3%, pour se négocier à 35,97 $ à la Bourse de Toronto.

Les revenus globaux de la Banque Laurentienne ont totalisé 260 M$, contre 254,9 M$ au troisième trimestre de 2021, grâce à l’augmentation des prêts commerciaux, tandis que les prêts hypothécaires résidentiels ont augmenté de 1% par rapport à l’an dernier. Les prêts personnels ont pour leur parti diminué de 10%.

Les dépenses ajustées sont restées stables par rapport à celles de l’an dernier, les salaires ayant augmenté tandis que les dépenses immobilières et technologiques étaient en baisse. La banque a fait état d’une amélioration de son ratio d’efficacité, qui mesure la capacité de la banque à transformer ses dépenses en bénéfices, par rapport à l’an dernier, sur une base ajustée, mais il reste malgré tout supérieur à celui des autres banques.

«Nous continuons à redéployer le capital, conformément à notre plan stratégique visant à soutenir une croissance interne rentable et durable», a expliqué Rania Llewellyn.