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L’économie générera un «tsunami d’opportunités», selon la Caisse

François Normand|Mis à jour le 16 avril 2024

L’économie générera un «tsunami d’opportunités», selon la Caisse

Marc-André Blanchard, premier vice-président et chef de CDPQ Mondial, estime que le Québec est bien positionné dans plusieurs secteurs. (Photo: courtoisie)

Les entreprises qui doutaient encore de la force de la reprise post-COVID-19 seront rassurées : le redémarrage de l’économie internationale promet de générer un «tsunami d’opportunités» dans plusieurs secteurs, affirme Marc-André Blanchard, premier vice-président et chef de CDPQ Mondial.

Dans un discours prononcé ce jeudi midi devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), le vice-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec a indiqué qu’il y aurait notamment des opportunités d’affaires et d’investissement dans le secteur de la santé publique.

«Ce sera la priorité des gouvernements dans le monde», a expliqué Marc-André Blanchard, lors de cet événement animé par la PDG de l’Institut du Québec, Mia Homsy.

L’accélération de la campagne de vaccination dans la plupart des régions du monde annonce des jours meilleurs d’ici la fin de 2021, voire en 2022, et la fin de la pandémie.

Pour autant, le virus SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19, est là pour rester, même lorsque la pandémie sera terminée, disent les épidémiologistes. Le virus continuera donc de sévir, mais sous forme endémique, comme ceux causant le rhume ou la grippe.

Découvrez notre manchette de mars 8 stratégies pour réussir en affaires dans l’« avec-COVID ».

Dans ce contexte, les gouvernements devront investir dans les technologies et les services pour réduire le risque sanitaire, ce qui générera des occasions pour les entreprises et les investisseurs.

Marc-André Blanchard anticipe également un «tsunami» dans les infrastructures — incluant la production d’énergie renouvelable — aux quatre coins de la planète.

Et, à ses yeux, le Québec est bien positionné pour profiter de ces occasions d’affaires et d’investissement, et ce, grâce entre autres à ses firmes d’ingénierie et à ses investisseurs institutionnels comme la Caisse de dépôt ou Investissements PSP.

 

La réduction du risque sanitaire sera une priorité pour les gouvernements, même lorsque la pandémie de COVID-19 sera terminée. (Photo: 123RF)

 

Le Québec bien positionné pour «l’économie bleue» 

Le chef de CDPQ Mondial voit aussi plusieurs opportunités dans l’«économie bleue», c’est-à-dire un concept de développement économique s’appuyant sur les activités liées aux océans, aux mers et à leurs côtes.

«Le Québec et le Canada sont vus comme un leader en agroalimentaire», a insisté Marc-André Blanchard, en précisant que l’économie bleue sera vitale pour nourrir la population mondiale, alors qu’elle ne cesse de croître.

Actuellement, la Terre compte 7,8 milliards d’habitants.

Mais elle pourrait en abriter 8,8 milliards en 2100, soit 2 milliards de moins que les projections de l’ONU, souligne une étude menée par l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), qui a été publiée en juillet dans The Lancet.

CDPQ Mondial entend elle aussi profiter de ce «tsunami d’opportunités». Et pour faire sa sélection d’entreprises dans laquelle elle investira, la Caisse s’appuiera de plus en plus sur les critères ESG.

Marc-André Blanchard a d’ailleurs souligné que les entreprises ESG performent généralement bien.

Et les études le confirment depuis quelques années.

En 2015, une méta-analyse de 42 études publiée par l’Université Zhejiang, en Chine, a confirmé l’«argument selon lequel la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) améliore la performance financière».

Les travaux de Bob Willard, un ancien dirigeant d’IBM et expert réputé sur l’impact du développement durable sur la rentabilité des organisations, confirment aussi le bénéfice d’être une entreprise durable. 

Ainsi, les sociétés qui misent sur le développement durable dans leur ADN augmentent à terme leur rentabilité de manière substantielle: de 51% dans le cas des PME et de 81% dans le cas des grandes entreprises.