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Le pétrole en petite hausse avant l’OPEP+, nouveau sommet du WTI

AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Le pétrole en petite hausse avant l’OPEP+, nouveau sommet du WTI

Les yeux du marché sont tournés vers la réunion des vingt-trois membres de l'OPEP+, qui devrait une nouvelle fois aboutir à une augmentation mensuelle marginale de production de pétrole (400 000 barils par jour), insuffisante pour enrayer la flambée des prix. (Photo: 123RF)

Londres — Les prix du pétrole repartaient en hausse mardi après une courte pause, à la veille de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires (OPEP+), le WTI américain parvenant à un nouveau sommet pluriannuel.

Vers 11h20, heure du Québec, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, prenait 0,63% à 89,82 dollars américains.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars augmentait de 0,54% à 88,63 $US, quelques minutes après avoir atteint 89,96 $US, un nouveau record depuis plus de 7 ans.

Les prix du pétrole restent relativement stables, à des niveaux élevés, «avant la réunion de l’OPEP+ de cette semaine, alors que les spéculations s’intensifient quant à la décision d’augmenter la production de plus de 400 000 barils par jour, comme prévu», commente Michael Hewson, analyste chez CMC Markets UK.

Plus tôt dans la séance, les prix avaient marqué une pause, «un repli à court terme dans une tendance haussière à plus long terme», avait assuré à l’AFP Neil Wilson, analyste pour Markets.com.

«On s’attend à ce que l’OPEP+ s’en tienne au scénario et fournisse une augmentation de 400 000 barils par jour le mois prochain», confirme également Edward Moya, analyste chez Oanda. «Et, si l’on tient compte du fait que de nombreux membres ont du mal à atteindre leurs quotas, le pétrole semble prêt à augmenter.»

«Les craintes d’une perturbation des approvisionnements resteront élevées compte tenu de l’hiver qui frappe le nord et des risques géopolitiques à l’étranger», poursuit l’analyste.

Les tensions en Ukraine et en Russie, accusée par les Occidentaux d’avoir massé plusieurs dizaines de milliers de militaires à la frontière de son voisin en prévision d’une possible invasion, sont au plus haut.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov n’a fourni mardi «aucune indication» d’une volonté de désescalade imminente de la part de Moscou à la frontière ukrainienne lors de son appel avec son homologue américain Antony Blinken, selon un responsable américain.

Au Moyen-Orient, les Émirats arabes unis ont intercepté lundi un missile balistique lancé par les rebelles Houthis, les hostilités régionales liées à la guerre au Yémen franchissant un cran.

Les yeux du marché sont tournés vers la réunion des vingt-trois membres de l’OPEP+, qui devrait une nouvelle fois aboutir à une augmentation mensuelle marginale de production de pétrole (400 000 barils par jour), insuffisante pour enrayer la flambée des prix.