Le BSIF publie des directives pour protéger les banques des risques climatiques

Publié le 07/03/2023 à 19:14

Le BSIF publie des directives pour protéger les banques des risques climatiques

Publié le 07/03/2023 à 19:14

Par La Presse Canadienne

Les changements climatiques pourraient avoir des répercussions importantes sur le système financier canadien, a fait valoir mardi le BSIF. (Photo: La Presse Canadienne)

L’organisme de réglementation bancaire du Canada a publié mardi un cadre pour guider les banques, les sociétés d’assurance et les régimes de retraite privés dans la protection contre les risques liés au climat.

Les changements climatiques pourraient avoir des répercussions importantes sur le système financier canadien, a fait valoir mardi le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) dans un communiqué de presse.

Il exhorte ainsi les institutions financières sous réglementation fédérale à mettre en place des structures de gouvernance et de responsabilisation qui tiennent compte de ces risques.

«Les risques financiers associés au changement climatique […] ont le potentiel d’avoir un impact significatif sur la sûreté et la solidité des institutions financières individuelles sous notre supervision, et plus largement, pourraient affecter la stabilité du système financier canadien dans son ensemble», a souligné le directeur général du Carrefour du risque climatique du BSIF, Stéphane Tardif.

L’une des principales préoccupations se trouve dans le risque associé à la transition économique, a précisé M. Tardif.

«Que se passe-t-il si le pays n’atteint pas ces objectifs?» a-t-il demandé.

M. Tardif a noté que l’économie canadienne était également sensible aux actions politiques dans d’autres juridictions.

«Nous sommes tellement dépendants des exportations, en particulier dans nos secteurs de l’extraction et des secteurs pétrolier et gazier, que notre économie pourrait être affectée par ce que font d’autres juridictions pour essayer de réduire leurs émissions également», a-t-il précisé.

Les lignes directrices entreront en vigueur en 2024 pour les grandes banques et en 2025 pour les autres institutions financières réglementées.

Le BSIF dit avoir examiné 4300 réponses d’un large éventail de répondants, incluant les institutions financières, avant de publier son document.

L’Association des banquiers canadiens (ABC), un groupe de pression représentant plus de 60 banques nationales et étrangères en activité au Canada, a indiqué qu’elle évaluait les lignes directrices et s’efforçait de comprendre les implications de la directive.

«Le changement climatique est un enjeu crucial de notre époque et les banques au Canada sont déterminées à faire leur part pour y faire face», a affirmé un porte-parole de l’ABC, Mathieu Labrèche, dans un courriel.

«C’est pourquoi les banques prennent des mesures concrètes pour affronter les facteurs liés au climat, font évoluer leurs cadres de gestion des risques et accélèrent une croissance économique propre grâce à des efforts combinés avec leurs pairs, les secteurs industriels, les gouvernements et la société civile.»

Bien que le cadre appelle les institutions réglementées à mettre de côté des fonds pour tenir compte des risques liés au climat, il ne leur impose pas d’objectifs spécifiques à atteindre.

M. Tardif a affirmé que les lignes directrices n’étaient pas «basées sur des règles», une décision délibérée. Au lieu de cela, le BSIF ordonne aux institutions financières de quantifier le risque lié au climat auquel elles sont confrontées, de recueillir des données et d’effectuer des analyses de scénarios, avant de fournir à l’organisme de réglementation l’accès à ces informations.

«Ce n’est pas normatif. C’est très mûrement réfléchi, car si nous donnons aux institutions un objectif, elles géreront simplement cet objectif», a-t-il expliqué.

«Nous avons en fait demandé des divulgations obligatoires liées au climat. Le fait qu’elles soient obligatoires va nous aider à comparer les institutions entre elles sur la façon dont elles gèrent les attentes.»

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