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La stratégie de relance du Cirque du Soleil irrite ses créanciers

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Des créanciers ont l’intention de s’opposer à la convention d’achat intervenue entre l’entreprise et ses actionnaires.

Irrités par l’approche du Cirque du Soleil dans sa stratégie de relance, ses créanciers ont l’intention de s’opposer à la convention d’achat intervenue entre l’entreprise de divertissement et ses actionnaires actuels, qui, à leur avis, est «vouée à l’échec».

Un groupe formé de 13 institutions, qui détient la dette garantie d’environ 1 milliard $US de la société, estime plutôt que c’est sa proposition qui devrait être privilégiée. Celle−ci ne prévoit pas de contribution de la part de l’État québécois et maintiendrait le siège social du Cirque à Montréal. 

Dans une requête déposée auprès de la Cour supérieure à la fin juin, les créanciers demandent que l’offre des actionnaires actuels — le fonds texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec — ne soit pas considérée comme le point de départ pour les enchères. Ils estiment qu’ils devraient plutôt avoir une chance de négocier directement avec les conseillers mandatés par l’entreprise. 

L’audience est prévue le 10 juillet, en vertu du processus de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), vers lequel le Cirque s’est tourné lundi.

Les propriétaires actuels du Cirque proposent d’injecter 300 millions $US, notamment grâce au prêt de 200 millions $US offert par Investissement Québec. En échange d’une restructuration de la dette, les créanciers obtiendraient 45% du Cirque, alors que les propriétaires actuels se partageraient les 55% restants. 

Dans leurs arguments, les créanciers font valoir que la convention d’achat dévoilée avec les actionnaires du Cirque est «vouée à l’échec».