L'immigration non francophone, une menace à la cohésion nationale, estime Legault

Publié le 12/09/2022 à 09:17, mis à jour le 12/09/2022 à 09:20

L'immigration non francophone, une menace à la cohésion nationale, estime Legault

Publié le 12/09/2022 à 09:17, mis à jour le 12/09/2022 à 09:20

Par La Presse Canadienne

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, venait de prononcer un discours devant quelques centaines de militants à l’hôtel Le Dauphin de Drummondville. (Photo: La Presse Canadienne)

Drummondville — L’immigration non francophone constitue une menace à la cohésion nationale, a laissé entendre dimanche le premier ministre sortant François Legault.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) venait de prononcer un discours devant quelques centaines de militants à l’hôtel Le Dauphin de Drummondville.

Il y avait abordé l’importance de protéger la cohésion de la nation québécoise, une nation «tissée serrée», au cœur de laquelle «il y a notre langue, le français», selon lui.

«Des fois, cette cohésion-là est ébranlée», a-t-il lancé.

«Le premier ministre du Québec, le seul chef d’État en Amérique du Nord qui représente une majorité de francophones, a le devoir d’arrêter le déclin du français au Québec», a-t-il poursuivi.

Interrogé en mêlée de presse à savoir qui représentait une menace à la cohésion nationale, M. Legault a braqué le projecteur sur les partis «qui veulent accueillir 70 000, 80 000 nouveaux arrivants par année».

«C’est comme mathématique. Si l’on veut arrêter le déclin, pendant un certain temps, il faut mieux intégrer les nouveaux arrivants au français.» 

La CAQ de François Legault a comme objectif d’accueillir annuellement 50 000 immigrants, dont 80% parleraient français à leur arrivée.

Le Parti québécois (PQ) abaisserait ces seuils à 35 000, tandis que le Parti libéral du Québec les maintiendrait à 70 000 et que Québec solidaire (QS) les augmenterait jusqu’à 80 000.

Mercredi dernier, M. Legault avait créé une polémique lorsqu’il avait parlé de valeurs québécoises, comme le pacifisme et le respect, et fait un amalgame entre l’immigration, la violence et l’extrémisme.

Il s’était dit désolé si ses propos avaient porté à confusion, en promettant de ne plus nommer les valeurs québécoises.

 

«Maladroit et blessant»

M. Legault est «maladroit» et «blessant» lorsqu’il parle d’immigration, a déploré dimanche le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois. 

«Je suis tanné que François Legault parle toujours d’immigration comme un problème, comme une menace, comme de quelque chose qui nous affaiblit comme nation», a-t-il renchéri.

«Les Ukrainiens qui fuient les bombes, les Italiens, les Grecs, les Mexicains, les Portugais, les Vietnamiens, (…) c’est une menace à notre nation?» s’est à son tour insurgée la cheffe libérale Dominique Anglade. 

«C’est votre discours François Legault qui menace la cohésion sociale», a-t-elle insisté.

Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a également reproché à M. Legault de faire des «affirmations divisives» et «peu responsables».

«Lorsqu’on parle de menaces, de peur, on va jouer dans un registre émotif pour tenter de faire oublier que la CAQ est complice et largement responsable du déclin du français», a-t-il accusé.

«Le bilan de François Legault, c’est qu’il aura accueilli 120 000 immigrants qui ne parlent pas français dans son mandat», a ajouté M. St-Pierre Plamondon.

 

Signes religieux: Legault répond à Labrie

Par ailleurs, dimanche, M. Legault s’est dit en désaccord avec la députée sortante de Sherbrooke, la solidaire Christine Labrie, qui a déclaré que d’interdire le port du voile était une forme d’oppression.

QS promet de mettre fin à l’interdiction des signes religieux pour les employés de l’État en position d’autorité, comme les enseignants.

«Il faudrait, si on parle des enseignants, penser aux enfants, a répliqué François Legault. Moi, je pense qu’une petite fille de six ans qui a une enseignante avec un signe religieux a le droit à une certaine neutralité.

«Si on regarde du point de vue de la personne qui donne le service, bien, c’est une contrainte, mais si on regarde du point de vue de la personne qui reçoit le service, je pense qu’au Québec, on est une société laïque.

«Je trouve ça malheureux que QS veuille remettre ça en question, comme le Parti libéral», a-t-il ajouté.

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