L'éclipse du 8 avril peut aller se rhabiller

Publié le 02/04/2024 à 09:00

L'éclipse du 8 avril peut aller se rhabiller

Publié le 02/04/2024 à 09:00

Stéphane Leclerc, Pascal Lépine et Peter Nassif (Photo: courtoisie)

EXPERT INVITÉ. Ça fait bientôt 25 ans que je roule ma bosse à la tête d’Atypic, une agence de communication marketing qui se consacre à 100% aux causes. J’en ai vu passer, des campagnes percutantes et des idées audacieuses. 

N’empêche que certains projets sont venus me chercher plus que d’autres. Ces projets coups de cœur n’étaient pas nécessairement plus grandioses. Et certainement pas plus importants — je le répète assez souvent: toutes les causes sont importantes, donc l’important, c’est de trouver la vôtre!

Simplement, ils reposaient souvent sur un alignement d’étoiles plus rare dans le monde des affaires. C’est comme l’éclipse solaire qui arrive: puisque ce n’est pas fréquent, ça intéresse. 

Sauf que je trouve ça encore plus impressionnant. Même que c’est éblouissant. 

Connaissez-vous l’entreprise Menthes Rito? 

Si le nom Menthes Rito vous est peut-être inconnu, ses produits vedettes, eux, figurent probablement dans vos habitudes de consommation. Cette entreprise trifluvienne constitue le plus important manufacturier de bonbons à la menthe et de cœurs de Saint-Valentin en Amérique. Les fameuses paparmanes, c’est à elle qu’on les doit!

C’est bien connu, on associe souvent la paparmane aux personnes âgées. C’est le bonbon par excellence qui trône dans le bol en vitre dans le salon de nos grands-parents. On comprend donc facilement que les Menthes Rito aient pris l’habitude de faire des dons en produits à toutes sortes d’organismes qui touchent les personnes aînées. «C’est tout naturel pour nous de les soutenir: ces gens-là nous soutiennent depuis longtemps, on leur retourne l’ascenseur. On a développé un sentiment d’appartenance avec eux», d’expliquer Peter Nassif, le PDG des Menthes Rito.

Un sentiment d’appartenance si grand que quand Atypic a approché le manufacturier de bonbons pour une commandite majeure dans le cadre d’une campagne provinciale au profit de la Fondation Institut de gériatrie de Montréal (FIGM), Peter Nassif et son associé Stéphane Leclerc, qui n’avaient jamais pris part à une opération philanthropique d’une telle envergure auparavant, ont répondu présents.

 

Ensemble pour les paparmanes

L’idée était simple: on allait produire des sacs de paparmanes spécialement pour la campagne, en faire la promotion dans différents médias et un site dédié, les vendre en ligne et en commerce, puis faire don d’une partie des ventes à la FIGM.

La mécanique, elle, était un peu moins simple, puisqu’elle dépendait de l’implication de plusieurs acteurs: Atypic se chargeait de l’idéation et de la conception de la campagne multiplateforme; National, des relations médias; Menthes Rito, de la production des paparmanes dans des sacs aux couleurs de la campagne; et son partenaire de commercialisation, Clark Drouin Lefebvre, des ententes avec les détaillants.

C’est ça, l’alignement dont je vous parlais: l’union de quatre organisations pour donner vie à un Paparmane-o-don dans les présentoirs de votre épicerie, au profit des personnes aînées. Ce n’est pas commun, vous en conviendrez!

Une vraie éclipse marketing et philanthropique.

 

Qu’est-ce que Menthes Rito en retire?

Les ventes liées à la campagne n’ont pas révolutionné le chiffre d’affaires de Menthes Rito. Mais oui, la campagne a permis à l’entreprise de poursuivre son implication auprès de sa cause chouchoute, le soutien des personnes aînées, tout en tendant la main à de nouveaux segments de clientèle.

Le chef de la PME installée à Trois-Rivières est d’une franchise et d’un pragmatisme assumés: «On ne peut pas faire ce genre de projet pour espérer avoir des retombées économiques directes. Et on va se dire les vraies affaires: cet engagement-là fait du bien à nos valeurs, mais aussi à notre visibilité, c’est certain», dit Peter Nassif.

Et c’est tout à fait correct! Les PME qui redonnent à la collectivité ont le droit d’en tirer fierté et d’autres avantages qui les incitent à reconduire leurs bonnes actions communautaires.

Les Menthes Rito vont d’ailleurs répéter l’expérience du Paparmane-o-don cette année. Comme quoi l’implication sociétale, c’est comme les paparmanes: on y prend goût!

 

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À propos de ce blogue

Entrepreneur social accompli et engagé, Pascal Lépine a fondé Atypic à l’âge de 22 ans, une agence dont les causes sont la raison d’être. Depuis sa création, Atypic a reçu plusieurs reconnaissances, dont sa présence dans le prestigieux Top 20 des entreprises québécoises ayant connu la plus forte croissance, publié par le magazine «L’Actualité». Aujourd’hui, l’entreprise montréalaise certifiée B Corp œuvre pour des organismes au Canada et à l’international.

Pascal Lépine
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