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Grève à la voie maritime: Unifor et l’employeur en médiation

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Grève à la voie maritime: Unifor et l’employeur en médiation

Les parties sont réunies en compagnie du service fédéral de médiation, dans l’espoir de trouver un règlement au conflit qui paralyse la voie maritime du Saint−Laurent, de Montréal à Niagara, en passant par les écluses. (Photo: La Presse Canadienne)

La médiation a commencé vendredi à Toronto entre le syndicat pancanadien Unifor et la Corporation de gestion de la voie maritime du Saint−Laurent. 

Les parties sont réunies en compagnie du service fédéral de médiation, dans l’espoir de trouver un règlement au conflit qui paralyse la voie maritime du Saint−Laurent, de Montréal à Niagara, en passant par les écluses. 

Ce sont cinq sections locales du syndicat Unifor, deux au Québec et trois en Ontario, qui ont déclenché la grève, dimanche dernier, après avoir voté en faveur d’un tel mandat dans une proportion de 99%.

Interrogé vendredi à savoir quelles étaient ses attentes, avant que la médiation commence, le représentant national d’Unifor, Hugues Perreault a affirmé que «ma seule attente est que l’employeur fasse une offre raisonnable et respectueuse et négocie de bonne foi avec nous».

«À ce point−ci, les deux parties doivent mettre tous les efforts pour arriver à une entente. Du côté syndical, nous sommes prêts à le faire», a ajouté M. Perreault.

Le salaire est le principal point en litige.

La pression sur les parties est grande, alors que plusieurs acteurs économiques et politiques sont intervenus dans le dossier depuis dimanche dernier: les premiers ministres du Québec et de l’Ontario, François Legault et Doug Ford, le syndicat des Producteurs de grains du Québec et des associations du milieu des affaires.

Encore vendredi, le premier ministre Legault réitérait son message en s’adressant au gouvernement fédéral, de qui relève le transport maritime. «Faites−en une priorité, parce que ça fait mal à l’économie du Québec et de l’Ontario», a-t-il dit lors d’un point de presse à L’Épiphanie, dans Lanaudière.

La Corporation de gestion de la voie maritime du Saint−Laurent s’est également adressée au Conseil canadien des relations industrielles — un tribunal du travail de juridiction fédérale — pour faire exempter le transport de céréales des effets de la grève.

Le Conseil canadien n’a pas encore décidé s’il tiendrait une audience à ce sujet. Il a d’abord invité les deux parties à lui transmettre des répliques écrites.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne