Goodfood annonce une perte de 11,7M$ au premier trimestre et des ventes en baisse

Publié le 17/01/2023 à 08:31, mis à jour le 17/01/2023 à 18:59

Goodfood annonce une perte de 11,7M$ au premier trimestre et des ventes en baisse

Publié le 17/01/2023 à 08:31, mis à jour le 17/01/2023 à 18:59

Par La Presse Canadienne

(Photo: courtoisie)

À un moment où les consommateurs ont moins d’appétit pour les mets prêts à préparer, Marché Goodfood veut concentrer ses efforts promotionnels sur ses meilleurs clients afin d’atteindre la rentabilité.

«Ce qu’on a réalisé, c’est qu’à peu près les deux tiers de nos ventes viennent de nos clients les plus fidèles, explique le président et directeur général de Goodfood, Jonathan Ferrari, en entrevue. […] On se concentre vraiment sur ces clients-là pour avoir une bonne base pour atteindre notre objectif d’avoir une croissance profitable.»

La société montréalaise a commencé les premières étapes, en décembre, du lancement de son programme de fidélité destiné aux clients privilégiés. L’initiative vise les abonnés qui dépensent entre 5000$ et 10 000$ par année sur la plateforme. «C’est encore nouveau, on est encore en train de faire des tests de différents points qui vont faire partie du programme.»

Le programme, qui comprend des avantages comme un service à la clientèle dédié aux meilleurs abonnés, misera sur les événements liés à la marque. «On a préparé des événements virtuels en direct avec nos chefs, qui ont cuisiné avec les abonnés membres du programme de fidélité. Il y aura d’autres aspects qui vont être développés au cours de l’année.»

Un athlète vedette qui joue pour une équipe montréalaise deviendra ambassadeur de la marque pour une campagne promotionnelle à la grandeur du Québec. M. Ferrari n’a pas voulu dévoiler le nom de l’ambassadeur, mais il a dit que le sportif pourrait participer à des événements promotionnels de Goodfood.

Les marges avant les ventes

Signe que Goodfood se concentre sur les clients les plus rentables, la marge brute de l’entreprise a atteint un sommet au premier trimestre (terminé le 3 décembre), même si ses revenus déclinent de 39%, par rapport à la même période l’an dernier, pour s’établir à 47 millions de dollars (M$).

Avec la montée des taux d’intérêt, plusieurs entreprises technologiques ont été contraintes de réviser leur stratégie tandis que les créanciers et les actionnaires sont devenus moins patients avec les entreprises en croissance qui ne sont pas encore rentables.

«Ça a changé la façon dont nous pensions aux échéanciers de nos investissements, confie M. Ferrari. Plutôt que de faire des investissements qui allaient être rentables dans cinq ans, nous visons maintenant six ou douze mois, maximum.»

Dans ce contexte, Goodfood a annoncé en octobre dernier qu’elle abandonnait ses intentions de percer le marché de l’épicerie en ligne pour se concentrer sur les plans de repas hebdomadaires où elle croit qu’elle peut atteindre une croissance rentable plus rapidement.

M. Ferrari a réitéré son objectif de générer un bénéfice ajusté avant intérêts, impôt et amortissement (BAIIA) au cours du prochain trimestre. La direction n’a pas donné d’échéancier précis pour le moment où elle pourra se financer à même les liquidités générées par ses activités, mais cela devrait survenir peu de temps après l’atteinte d’un BAIIA positif, a précisé le dirigeant en entrevue.

En générant des liquidités, Goodfood espère ne pas avoir besoin de financement supplémentaire. L’analyste Frédéric Tremblay, de Desjardins Marché des capitaux, croit toutefois que la société aura besoin de nouveaux fonds. «Je crois qu’il serait prudent de considérer une injection d’argent en 2023 pour que l’entreprise soit en meilleure posture pour financer sa croissance dans l’industrie des repas prêts à préparer, un marché supérieur à un milliard de dollars.»

Des résultats inférieurs aux attentes

Au premier trimestre, Goodfood a dévoilé des résultats inférieurs aux attentes, malgré des marges records et une stabilisation du nombre de ses abonnés.

La base d’abonnés de l’entreprise semble se stabiliser au premier trimestre. En excluant les 11 000 abonnés liés au service d’épicerie, un segment que l’entreprise a abandonné en octobre, Goodfood avait environ 137 000 abonnés, comparativement à 136 000 au quatrième trimestre. «Nous sommes encouragés par la stabilisation après plusieurs trimestres de pertes de clients», a réagi M. Tremblay.

L’entreprise a affiché une perte de 11,7M$, contre une perte de 21,6M$ au même trimestre un an plus tôt.

La perte diluée par action s’est établie à 16 cents, contre 29 cents à la même période l’an dernier.

Avant la publication des résultats, les analystes anticipaient une perte par action de 7 cents et des revenus de 47M$

L’action perdait 4 cents, ou 6,78%, à 55 cents à la fermeture de la séance de la Bourse de Toronto.

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Il y a quelques mois, Goodfood restructurait ses activités et obtenait un coup de pouce de 10M$ d’Investissement Québec.

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