Fonderie Horne: le Syndicat des Métallos appuie Glencore

Publié le 01/08/2022 à 11:43

Fonderie Horne: le Syndicat des Métallos appuie Glencore

Publié le 01/08/2022 à 11:43

Par La Presse Canadienne

(Photo: archives)

Le Syndicat des Métallos appuie le plan de réduction des émissions d’arsenic et de gaz à effet de serre de Glencore au Québec et prévoit participer à la consultation publique du gouvernement sur le sujet.

C’est ce qu’a indiqué le syndicat qui représente plus de 1500 salariés de Glencore dans la province, après avoir participé à une réunion au cours de laquelle l’entreprise a présenté un plan de réduction de ses émissions.

Dans un communiqué publié lundi matin, le Syndicat des Métallos a indiqué «que le plan de réduction en question — un investissement de 1,5 milliard de dollars (G$) sur 10 ans sans l’aide d’aucun pouvoir public — constitue une rareté» et le directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, croit qu’il faut saisir la balle au bond.

«Nous sommes confiants qu’avec l’argent injecté, Glencore sera capable de réduire de façon encore plus significative ses émissions d’arsenic et de carbone. Plus de 3000 emplois directs et indirects en dépendent.»

Le Syndicat des Métallos juge que la menace d’une délocalisation ou d’une fermeture de la Fonderie Horne, seule fonderie de cuivre au Canada, n’est pas une solution et fait valoir que la Fonderie Horne et l’affinerie de cuivre de Rouyn-Noranda et de Montréal-Est «sont les moins polluantes du genre au monde».  

Le syndicat a indiqué que la santé des travailleurs et de la population est prioritaire et «par conséquent, je demande au gouvernement du Québec de ne pas ignorer un investissement privé de 1,5G$ et de ne pas pelleter le problème environnemental dans un pays émergent», a ajouté le directeur québécois des Métallos.

«Québec a toutes les capacités de contraindre Glencore à réduire ses émissions dans ce plan d’investissement», a précisé Dominic Lemieux dans le communiqué.

Le gouvernement Legault menace de fermer la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda si celle-ci ne réduit pas de façon significative ses émissions d’arsenic dans l’air.

L’entreprise rejette actuellement dans l’air jusqu’à 100 nanogrammes d’arsenic par mètre cube, soit 33 fois plus que la norme québécoise, qui est de 3 ng/m3.

Sur une période de 70 ans, entre un et 14 citoyens de Rouyn-Noranda développeraient un cancer si l’entreprise Glencore ne diminue pas la concentration d’arsenic dans l’air produit par la fonderie Horne à Rouyn-Noranda.

C’est l’une des conclusions d’une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), publiée le mois dernier.

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