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Étudiants étrangers: fin de la limite des heures de travail

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Étudiants étrangers: fin de la limite des heures de travail

Cette nouvelle mesure a notamment pour but de contrer la pénurie de main-d’œuvre qui sévit et d’aider les entreprises à se relever de la pandémie. (Photo: La Presse Canadienne)

Ottawa — Des entreprises ayant des étudiants étrangers comme employés pourront bientôt leur proposer davantage de quarts de travail. Le ministre de l’Immigration Sean Fraser a annoncé vendredi matin que la limite de 20 heures autorisée à travailler pour ce groupe de travailleurs sera levée temporairement.

Actuellement, les étudiants étrangers peuvent travailler à l’extérieur de leur campus un maximum de 20 heures pendant leurs sessions d’études. La levée de ce plafond d’heure de travail sera en vigueur à partir du 15 novembre jusqu’à la fin de 2023. «Cela signifie que 500 000 étudiants qui sont déjà ici pourront choisir de travailler davantage s’ils le souhaitent», a mentionné Sean Fraser.

Cette nouvelle mesure a notamment pour but de contrer la pénurie de main-d’œuvre qui sévit et d’aider les entreprises à se relever de la pandémie. «Nous faisons face à de graves pénuries de main-d’œuvre partout au pays. Nos employeurs ont de la difficulté à trouver et à conserver les travailleurs nécessaires dans cette période de reprise économique et de croissance, et l’immigration a un rôle à jouer pour combler ces besoins», a déclaré le ministre.

Sean Fraser a fait valoir que cela pourrait donner un de coup de main aux entrepreneurs, particulièrement à l’approche de la période des Fêtes.

Le libéral a aussi souligné que le lieu de travail est un endroit propice à l’intégration pour les étudiants étrangers. Il a nuancé que le but n’est pas que les étudiants priorisent le travail au détriment de leur étude, mais que cela peut constituer une belle occasion d’acquérir de l’expérience de travail.

Durant son point de presse, Sean Fraser a fait mention du projet pilote de Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) qui vise à automatiser le traitement des demandes de prolongation de permis d’études. Ces demandes affichent déjà un taux d’approbation élevé, de 96% cette année et de 97% l’an dernier, mais le ministre Fraser a dit que le Canada «peut faire mieux».

Il a précisé qu’aucune demande de prolongation n’est refusée automatiquement, et que les dossiers plus complexes sont analysés par des agents.

Pour l’instant, le projet pilote est restreint à un petit groupe de personnes, mais s’il est concluant, il pourrait être élargi afin de réduire les délais de traitement des demandes.