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Doute sur l’intérêt d’une banque à acquérir la Laurentienne

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Doute sur l’intérêt d’une banque à acquérir la Laurentienne

L’institution financière, officiellement établie à Montréal, mais dirigée à partir de Toronto, devra toutefois trouver un acquéreur et la partie n’est pas gagnée, croit l’analyste de la Banque Scotia, Meny Grauman. (Photo: La Presse Canadienne)

MONTRÉAL — La valeur de l’action de la Banque Laurentienne bondit de 28% à l’ouverture des marchés, même si des experts expriment des doutes quant à savoir si une grande banque canadienne souhaiterait à acquérir la banque régionale. 

La Laurentienne a confirmé qu’elle avait lancé un processus de révision stratégique, dans un communiqué diffusé mardi après la fermeture des marchés. Le processus pourrait aboutir à la vente de l’institution financière.

L’institution financière, officiellement établie à Montréal, mais dirigée à partir de Toronto, devra toutefois trouver un acquéreur et la partie n’est pas gagnée, croit l’analyste de la Banque Scotia, Meny Grauman. «Même s’il y a un potentiel haussier pour l’action si une entente est conclue, nous ne sommes pas sûrs que ce soit possible.»

Il met en doute l’attrait stratégique d’une acquisition pour les six grandes banques du pays. «Nous croyons que la valeur stratégique de ses activités est limitée, car nous croyons que le risque de rétention de la clientèle est élevé, particulièrement au Québec.»

L’analyste de Financière Banque Nationale, Gabriel Dechaine, croit au contraire que les actifs de la Laurentienne vont susciter l’intérêt des grandes banques. Il note que les synergies pourraient être «considérables» avec des économies d’échelles puisque les coûts de la Laurentienne sont plus élevés que ses pairs.

Si les synergies sont intéressantes, M. Dechaine trouve, lui aussi, que l’attrait stratégique d’une transaction est limité. «Elle n’a pas de base solide de déposants, elle est plus exposée aux prêts dans l’immobilier commercial et ses prêts aux particuliers ont stagné depuis quelques années pour ne nommer que quelques enjeux.»

«Ironiquement, les raisons qui font en sorte que la banque pourrait être vendue sont les mêmes qui font en sorte que la croissance à long terme est limitée.»

L’action de la Laurentienne bondit de 9,48 $, ou 28,27%, à 43,02 $ à la Bourse de Toronto en avant−midi.