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Démission du responsable de «Bon appétit», rattrapé par une photo

AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Il souhaite «réfléchir au travail (qu’il devait) faire en tant qu’individu et pour permettre à Bon Appétit d'avancer».

Le rédacteur en chef du site et magazine « Bon Appétit » a démissionné après la publication d’une photo ancienne qui le montrait grimé pour ressembler à un Portoricain, signe d’une moindre tolérance pour les préjugés et dérives racistes aux États-Unis.

Le cliché, pris en 2003 lors d’une fête d’Halloween, montre Adam Rapoport, qui est blanc, maquillé pour avoir la peau plus mate, en tricot de corps et portant un pendentif très voyant, pour ressembler à une personne d’origine portoricaine.

Le responsable éditorial a annoncé lundi son départ depuis son compte Instagram, expliquant qu’il souhaitait « réfléchir au travail (qu’il devait) faire en tant qu’individu et pour permettre à Bon Appétit d’avancer ».

« Qu’il s’agisse de ce costume d’Halloween totalement inapproprié ou des choses que je n’ai pas vues en tant que responsable éditorial, je n’ai pas poussé à une vision plus inclusive », a-t-il poursuivi.

Il s’est dit favorable à des changements, mais a estimé qu’il n’était pas le mieux placé pour les mener à bien, et a présenté ses excuses aux équipes de « Bon Appétit ».

La photo n’était en réalité qu’un aspect de l’affaire, car sa publication a déclenché un torrent de critiques, notamment de collaborateurs de ce groupe d’édition culinaire.

« Bon Appétit » compte un magazine, mais aussi un site affichant près de 20 millions de visiteurs uniques par mois et une chaîne YouTube qui compte 6 millions d’abonnés.

Sohla El-Waylly, assistante au sein de la rédaction en chef du groupe, a accusé « Bon Appétit », tout comme sa maison-mère, le groupe Condé Nast, dans son ensemble, de discriminer les collaborateurs issus de minorités.

Condé Nast a affirmé, sur son compte Twitter, « n’avoir aucune tolérance pour la discrimination et le harcèlement sous toutes ses formes ». Le groupe dit s’assurer que ses employés « sont rémunérés de façon équitable et correspondant à leurs fonctions et leur expérience ».