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Cyberintimidation: Éric Duhaime s’oppose à toute forme de censure

La Presse Canadienne|Mis à jour le 26 avril 2024

Cyberintimidation: Éric Duhaime s’oppose à toute forme de censure

Éric Duhaime est d’avis que les lois actuelles sont suffisantes pour encadrer les excès qu’on observe quotidiennement sur les réseaux sociaux. (Photo: La Presse Canadienne)

Québec — Un gouvernement conservateur dirigé par Éric Duhaime s’opposerait à toute forme de censure, refusant de légiférer pour contrer la cyberintimidation qui pullule sur les réseaux sociaux, avec son lot croissant d’insultes, d’injures, voire de menaces proférées impunément.

Fougueux défenseur de la liberté d’expression, M. Duhaime est d’avis que les lois actuelles sont suffisantes pour encadrer les excès qu’on observe quotidiennement sur les réseaux sociaux et qu’il n’y a donc pas lieu pour les élus d’intervenir davantage.

Toute initiative parlementaire allant en ce sens risquerait même, selon lui, de se traduire par une forme indésirable de censure, un scénario qu’il rejette d’emblée.

C’est ce qu’a fait savoir le chef conservateur, mercredi, lors d’un point de presse destiné à réaffirmer sa vive opposition au projet de tramway à Québec.

L’idée de légiférer en ce domaine «m’apparaît hasardeuse», a soutenu M. Duhaime, insistant sur le fait qu’il ne voudrait pas s’aventurer «sur ce terrain-là», s’il est élu à l’Assemblée nationale.

«Je crois à la liberté d’expression», a réitéré celui qui veut devenir député de Chauveau le 3 octobre, et qui dit subir, comme tant d’autres politiciens, son lot quotidien d’injures sur les réseaux sociaux.

«Qui va décider que c’est de la censure ou ce n’en est pas? Quel genre de contrôle il va y avoir? Jusqu’où on va aller?», s’est interrogé le chef politique, dont le programme est axé essentiellement autour de la défense des libertés individuelles.

À ce propos, il dit faire confiance au Code criminel pour sanctionner au besoin «les gens qui dépassent les bornes», de même qu’aux géants du web (Facebook, Google) «qui ont leur propre code» de conduite en termes d’autoréglementation.

De son côté, devant la prolifération récente de menaces et d’injures envers les élus et candidats sur les réseaux sociaux, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, n’a pas écarté récemment l’idée de légiférer en ce domaine, si son parti est reporté au pouvoir.

Un tramway indésirable

Le chef conservateur avait convoqué les médias pour réaffirmer un de ses principaux engagements pour la capitale: sa vive opposition au projet de construction d’un tramway au centre-ville de Québec. Il a dit estimer que le projet, cher au maire Bruno Marchand, ne répondait pas aux critères d’acceptabilité sociale, en s’appuyant sur un sondage récent indiquant que 43% des gens y étaient opposés.

Il a accusé la maire Marchand de «tripoter les chiffres» pour favoriser son projet.

M. Duhaime a énuméré une série d’inconvénients liés, selon lui, à l’ajout de cette infrastructure qui passerait sur le boulevard René-Lévesque, «la plus belle rue de Québec»: expropriations, coupe de centaines d’arbres centenaires, installation d’un réseau de fils électriques au-dessus de la rue, entraves aux automobilistes et des coûts jugés «astronomiques».

Un vote pour le Parti conservateur le 3 octobre est un vote contre le tramway, a résumé M. Duhaime.

Pour remplacer le projet de tramway, le Parti conservateur propose d’offrir la gratuité du transport en commun à Québec pour les années à venir.