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Construire des logements, «un parcours du combattant»

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Construire des logements, «un parcours du combattant»

(Photo: La Presse Canadienne)

Construire des logements est devenu «un parcours du combattant», alors même qu’il y a pénurie de logements, déplore la Fédération des chambres de commerce du Québec.

La fédération a rencontré la presse, lundi, en compagnie de trois chambres de commerce représentant les régions de Lanaudière, du Bas-Saint-Laurent et de l’Abitibi-Témiscamingue.

«Les projets (de construction) prennent trop de temps» à voir le jour et c’est «un parcours du combattant entre la prise de décision de construire et de convertir et la pelletée de terre», a déploré Charles Milliard, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce. 

Hélène Paradis, directrice de la Chambre de commerce de Val-d’Or, a relaté le cas d’employeurs «qui achètent des maisons pour loger leurs travailleurs». Un d’entre eux a même acheté un hôtel pour loger temporairement des travailleurs, le temps qu’ils trouvent une maison ou un logement plus adéquat, a-t-elle rapporté. 

Son collègue Pierre Berthiaume, de la Chambre de commerce et d’industrie des Moulins, rapporte un taux d’inoccupation de 0,5% à Mascouche, de 0,2% à Terrebonne.

Du côté de la Chambre de commerce et d’industrie de Rimouski-Neigette, Jean-Nicolas Marchand affirme que pour atteindre un taux d’inoccupation de 4%, il faudrait construire 5000 logements additionnels à Rimouski seulement.

 

Des solutions

La Fédération des chambres de commerce soumet des recommandations pour contribuer à solutionner le problème. 

Entre autres, elle voudrait que l’on voie à ce que les municipalités allègent les règles en matière de zonage pour permettre plus facilement la transformation de maisons en duplex ou en y ajoutant un «bachelor», par exemple.

Elle suggère également que les municipalités rendent plus facilement accessible la liste des terrains disponibles pour construire.

Elle propose aussi qu’il y ait plus de «flexibilité» au sein des comités consultatifs d’urbanisme, pour favoriser les rencontres directes avec les entreprises, afin de répondre immédiatement aux questions posées et précisions demandées, plutôt que les longues correspondances. 

Charles Milliard, de la fédération qui regroupe 125 chambres de commerce, souhaite que le gouvernement du Québec lance le plus tôt possible en 2024 un «important chantier national du logement» pour aborder la question de l’allègement des processus qui mènent à la construction de logements, le tout devant aboutir à un véritable plan d’action et à des modifications législatives et réglementaires.