Bulletin des exportations: un bond, mais le Québec peut mieux faire


Édition du 16 Mai 2015

Bulletin des exportations: un bond, mais le Québec peut mieux faire


Édition du 16 Mai 2015

Par François Normand

[Photo: Shutterstock]

Les entreprises québécoises peuvent non seulement exporter davantage, mais aussi mieux se protéger contre les risques de change et opérationnels à l'étranger.

C'est ce qui ressort du sommet sur les exportations, qui a eu lieu les 13 et 14 mai à Montréal. Ce sommet était organisé par l'agence gouvernementale Export Québec, en marge du Salon de l'exportation du Québec (Classe Export).

Ces événements ont lieu au moment où nos exportations internationales de marchandises sont en forte hausse depuis cinq ans dans tous les marchés clés du Québec, à l'exception de l'Amérique latine (en excluant le Mexique), selon l'Institut de la statistique du Québec.

Qu'à cela ne tienne, les entreprises du Québec peuvent faire mieux, affirme Mario Limoges, directeur général d'Export Québec. « On veut avoir de nouveaux exportateurs, et on souhaite une diversification des marchés pour les entreprises qui exportent déjà », dit-il.

Mario Limoges rappelle que le gouvernement du Québec met à la disposition des sociétés plusieurs outils et ressources pour les accompagner à l'international, comme les délégués commerciaux établis à l'étranger et le réseau des organismes régionaux de promotion des exportations (ORPEX).

Dans les prochaines années, Export Québec consacrera de l'énergie à aider les entreprises québécoises à intégrer les chaînes d'approvisionnement des grands groupes en Corée du Sud, pays avec lequel le Canada a ratifié un accord de libre-échange. « Ces entreprises peuvent nous ouvrir des portes sur d'autres marchés asiatiques », insiste le patron d'Export Québec.

Volatilité du taux de change

La hausse continue des exportations du Québec devra toutefois s'accompagner d'une plus grande préoccupation pour la gestion du risque de change, selon une récente analyse du Mouvement Desjardins (« L'internationalisation des PME québécoises : les enjeux reliés au taux de change »).

Par exemple, la volatilité du taux de change canado-américain a augmenté considérablement, entre autres en raison des mouvements du prix du baril de pétrole. Et comme le prix de l'or noir risque d'évoluer encore en dents de scie, « il faut s'attendre à une volatilité du taux de change au cours des prochaines années », dit Hendrix Vachon, économiste principal chez Desjardins.

Pour réduire leurs risques de change, les PME peuvent entre autres recourir à des produits dérivés, souligne Simon Jacques, vice-président des services internationaux chez Desjardins. Cela dit, les entreprises n'ont pas toujours besoin d'utiliser ces outils financiers : « L'important, dit-il, c'est de se poser la question, à savoir si une stratégie de couverture est nécessaire, et peut-être d'en arriver à la conclusion qu'elle ne l'est pas pour le moment. Mais ce sera au moins une décision prise en toute connaissance de cause ».

Si les entreprises accentuent leur présence à l'étranger, elles doivent aussi bien gérer les risques liés à leurs opérations d'achat-vente, fait remarquer Xavier Van Overmeire, chef régional, commerce international, au cabinet mondial Dentons Canada, à Montréal. « Vous pouvez réduire vos risques opérationnels par l'intermédiaire d'un contrat », dit cet avocat spécialisé en droit du commerce international. Un contrat permet de répondre aux intérêts distincts du vendeur et de l'acheteur, notamment par le crédit documentaire. Il s'agit d'un compromis permettant à l'acheteur d'avoir l'assurance de la conformité de sa marchandise, et au vendeur d'avoir la quasi-certitude qu'il sera payé.

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