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ArcelorMittal songerait à vendre des actifs au Québec

François Normand|Mis à jour le 16 avril 2024

Elle voudrait vendre des actifs qui desservent sa mine de minerai de fer de Mont-Wright, selon le Financial Times.

ArcelorMittal envisageait de vendre un chemin de fer de 420 kilomètres et d’autres actifs d’infrastructure au Québec afin de réduire ses dettes et améliorer sa santé financière, rapporte le Financial Times de Londres.

La société luxembourgeoise, qui est aux prises avec une forte baisse de la demande après la chute de l’activité de production et de la construction automobile à la suite de la Covid-19, a récemment récolté 2 milliards de dollars américains (2,7 G$CA) par le biais d’une vente d’actions et d’obligations convertibles.

Le sidérurgiste envisagerait maintenant une entente pour vendre les actifs d’infrastructure qui desservent sa mine de minerai de fer de Mont-Wright (sur la Côte-Nord) dotée d’une production de 24 millions de tonnes par an, selon des personnes près du dossier interviewées par le Financial Times.

Jointe par Les Affaires, ArcelorMittal Canada a préféré ne pas commenter l’article du quotidien londonien. «En matière de politique d’entreprise, nous n’avons pas de commentaires aux spéculations sur le marché», écrit dans un courriel Andrea Paine, directrice des communications.

Ce n’est pas la première fois que des articles de la presse financière internationale évoquent qu’ArcelorMittal pourrait vendre des actfs au Québec. 

En septembre 2019, le Journal de Québec avait rapporté que, selon l’agence Bloomberg, la multinationale aurait décidé d’explorer la vente de certains de ses actifs de production et de transformation de minerai de fer au Canada, au Brésil et au Libéria.

L’industrie sidérurgique en dehors de la Chine a été durement touchée par des mesures visant à empêcher la propagation de la Covid-19.

Selon le Financial Times, Tata Steel examinerait aussi la vente de son entreprise canadienne de minerai de fer, selon deux sources près du dossier. Le groupe indien a sollicité l’aide financière de l’État pour ses principales unités européennes basées au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.