Magasinage en terrain mouvant


Édition du 16 Mai 2015

Magasinage en terrain mouvant


Édition du 16 Mai 2015

[Photo: Shutterstock]

Sans être mauvais, la majorité des titres du secteur du détail que nous avons recensés ne font pas consensus. Nos tableaux le montrent bien.

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On constate que, contrairement à notre trio de tête, les opinions des analystes diffèrent passablement, oscillant pour chaque titre entre l'achat, l'attente et la vente.

Le vêtement

Ex-star du secteur, la canadienne Lululemon Athletica (LULU, 65,45 $ US) tente de se refaire une réputation. Des 37 analystes qui suivent le titre, 17 en recommandent l'achat et 20 de le conserver ou de le vendre.

Les analystes ont confiance dans le fait que le nouveau chef de la direction financière réglera les problèmes qui lui ont fait si mal (rappelez-vous les survêtements transparents !) au moyen d'une révision de sa chaîne logistique et d'une amélioration de son offre de produits.

Après quatre trimestres de déclin, Lululemon commence tout juste à voir ses ventes comparables rebondir. Les optimistes notent une meilleure mise en marché et une belle évolution de ses collections, ce qui devrait ramener sa clientèle d'origine. L'objectif est de maintenir son positionnement supérieur face à des sociétés comme Under Armour, Athleta (Gap) ou Lolë. L'entreprise parle d'expansion internationale. Elle ne compte encore que 40 magasins hors de l'Amérique du Nord. Mais déjà, on craint l'éparpillement du détaillant de Vancouver.

Les analystes s'attendent à ce que le titre se remette à grimper. Mais la prudence est palpable. La Deutsche Bank souligne que l'entreprise n'a livré aucune croissance appréciable de son bénéfice par action depuis trois ans.

Gap (GPS, 40,25 $ US) ne va pas beaucoup mieux. Seulement 8 des 35 analystes qui suivent le titre en recommandent l'achat. Gap doit revamper son enseigne éponyme en déclin depuis des années. Cette division, à qui on reproche de ne pas faire le poids face à l'offre de concurrents comme Zara et H&M, compte à elle seule pour 38 % des ventes de l'entreprise. Le succès que Gap a obtenu depuis un an, avec le redressement d'Old Navy, son enseigne à bas prix (40 % de ses ventes), a de quoi l'inspirer. Les ventes comparables de cette enseigne ont crû de 14 % au dernier trimestre. Heureusement, de nouvelles marques, dont Athleta et Piperlime, donnent espoir. Mais les cycles de livraison et de renouvellement des stocks étant longs chez Gap, toute transformation, même sans faute, exigera du temps. Aucun changement significatif n'est prévu avant le printemps 2016, prévient-on.

La montréalaise Reitmans (RET.A, 6,85 $), toujours considérée comme l'un des plus grands détaillants pour femmes du pays (Reitmans, RW&CO., Penningtons, Addition Elle et Thyme Maternité) semble commencer à inspirer confiance. La fermeture de Smart Set, qui était à l'origine de pertes d'exploitation, une réduction des stocks et une gestion serrée des coûts (en baisse de 8 %) y ont certes contribué. Mais la partie est loin d'être gagnée.

La CIBC, en outre, reste sur sa faim. Elle affirme ne pouvoir prévoir à court terme de ventes comparables positives et une amélioration des marges, étant donné la force de la compétition et la faiblesse du huard.

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