Après les avoir écartés, la SAQ ramène les vins abordables

Publié le 11/01/2013 à 16:06, mis à jour le 11/01/2013 à 16:25

Après les avoir écartés, la SAQ ramène les vins abordables

Publié le 11/01/2013 à 16:06, mis à jour le 11/01/2013 à 16:25

«Montée en gamme» systématique

Pour réaliser le tableau présenté plus haut, Marc André Gagnon a parcouru le site de la SAQ destiné aux fournisseurs et agences. Pour chaque famille de produits (italiens rouges, chiliens blancs, etc.), la société d’État y énumère les bouteilles qu’elle compte retirer des tablettes, et celles qu’elle compte ajouter. «Quand vous examinez toutes les régions, c’est systématique», dit-il.

Par exemple, dans les Bordeaux rouges, la SAQ a «substitué» le Château des Tuileries 2009, à 13,80 $, et le Calvet Réserve merlot/cabernet-sauvignon 2010, à moins de 15 $ avant la hausse de taxes sur le vin, par le Château Bois du Fil, à plus de 17,50 $ et le Dulong Réserve, à plus de 15 $.

Le chroniqueur dit avoir rencontré en France un producteur frustré dans une dégustation. «Il était fâché : il disait que la SAQ avait retiré son vin des produits réguliers», raconte Marc André Gagnon. Une bouteille abordable, de semaine.

En même temps, l’œnophile avait la vague impression que non seulement le prix des bouteilles augmentait, mais que certaines gammes de produits rapetissaient.

En parlant avec des agents, il s’est rendu compte qu’il s’agit en fait d’une politique. Elle est même officielle. Sur Internet, un document «confidentiel» de la SAQ explique même comment la société d’État est en pleine «montée en gamme» : offrir plus de vins chers, moins de vins abordables.

Une décision qui dérange Marc André Gagnon. «Qu’ils nous fassent payer plus cher, d’accord, mais je veux en avoir plus pour mon argent que pour un vin à 12 $ ! dit-il. On se fait rouler des deux côtés.»

Malgré les chiffres compilés par le chroniqueur, la SAQ, rejette son constat. «La prémisse de départ est fausse», dit Renaud Dugas. Du même souffle, il affirme cependant que «c’est le client qui choisit».

Il ajoute que quand il y a une substitution par un vin plus cher, il est de meilleure qualité. «On analyse le produit, on le déguste, dit-il. Il y a un comité qui note les produits.»

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