Les pharmas en quête de partenariats


Édition du 28 Février 2015

Les pharmas en quête de partenariats


Édition du 28 Février 2015

Max Fehlmann, président et chef de la direction de Néomed.

Ça bouge dans la recherche en sciences de la vie. Après l'hémorragie qui a vidé Montréal des centres de recherche des grandes pharmaceutiques, le secteur s'est restructuré autour de nouveaux modèles d'entreprise qui font la part belle aux partenariats et au partage du risque.

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«Ce phénomène est mondial, explique Martin Godbout, président du conseil du réseau BIOQuébec. La génomique, qui entraîne la mise au point de plusieurs médicaments pour une même maladie, a bouleversé l'industrie. Investir seul de 1,5 à 2 milliards de dollars pour développer un médicament destiné à un segment de la population, ce n'était plus possible !»

Dernier exemple en date : GlaxoSmithKline (GSK) qui vient d'annoncer la fermeture prochaine de son centre lavallois de recherche sur les vaccins, invoquant la flambée des coûts. Du même souffle, elle a dévoilé un partenariat avec Néomed pour créer dans ses installations un Centre d'excellence sur la recherche de produits biologiques et de vaccins. GSK y investira 47 millions de dollars en cinq ans pour soutenir son démarrage.

Pour Néomed, l'histoire se répète. L'organisme fondé en 2012 est en effet situé dans l'ancien centre d'AstraZeneca, dans le Technoparc. Il finance et gère des projets de recherche en plus de louer des locaux à des entreprises des sciences de la vie. «Avec l'Institut Néomed, nous avons créé à Saint-Laurent un écosystème en chimie médicinale qui stimule la collaboration et l'innovation, dit son président et chef de la direction, Max Fehlmann. Nous ferons la même chose à Laval, mais avec des entreprises en produits biologiques et en vaccins.»

Néomed récupère 60 des 122 employés de GSK qui perdent leur poste pour les assigner à l'organisme de recherche sous contrat (CRO) qui fera partie du Centre d'excellence. Celui-ci effectuera pour GSK des activités de dosage biologique et immunologique, mais offrira également ses services à d'autres entreprises.

En comptant les 10 M$ que GSK investira dans le codéveloppement de certains de ses produits, Néomed dispose désormais d'un budget de 60 M$ pour faire mûrir des projets. Elle en compte 10 dans son pipeline, dont deux sont assez avancés pour être achetés par une pharma.

Collaboration entre neuf pharmas

Le Consortium québécois sur la découverte du médicament est une autre preuve du succès de l'approche collaborative. Il a accueilli ces derniers mois deux nouveaux membres, Sanofi Canada et Janssen, ce qui porte à neuf le nombre de pharmas qui participent à son modèle d'entreprise visant à financer la conception de technologies qui accélèrent le développement des médicaments. L'organisme public-privé, qui bénéficie également de financement gouvernemental, mène aussi des projets communs avec des organisations ontariennes.

Se consacrant à la recherche précompétitive, il a toujours joué un rôle très en amont de la chaîne de découverte des médicaments. Mais ce positionnement change un peu avec le lancement en janvier de l'initiative pilote Quantum Leap. «Nous voulons soutenir les PME dans la commercialisation de technologies ayant un impact potentiel élevé sur la recherche», explique sa présidente et directrice générale, Diane Gosselin.

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