Le tour du concessionnaire : Pierre Deragon, Cowansville


Édition du 18 Juin 2016

Le tour du concessionnaire : Pierre Deragon, Cowansville


Édition du 18 Juin 2016

Par Claudine Hébert

« On encourage nos clients à stationner leur voiture à l’une de nos concessions et d’aller voir nos différents produits à pied ou à vélo », dit Pierre Deragon.

Lorsqu'un concessionnaire automobile décide de déménager, il le fait habituellement pour moderniser ses infrastructures, pour accroître sa visibilité auprès de sa clientèle et pour augmenter ses ventes. Dans le cas de Pierre Deragon, à Cowansville, les déménagements de ses concessions Ford, en 2012, et Honda, en 2016, de la rue Principale au boulevard Jean-Jacques Bertrand, comportaient une autre grande intention.

Les Affaires - Quelle était cette autre motivation ?

Pierre Deragon - Depuis des années, je rêvais de créer le Square Deragon. J'ai toujours voulu rapprocher mes deux concessions l'une de l'autre. Quand j'ai acheté ce terrain de 400 000 pi2 du boulevard Jean-Jacques Bertrand, il y a cinq ans, je savais qu'il offrirait suffisamment d'espace pour quatre bâtiments. Soit un pour Ford, un pour Honda, un autre pour notre nouvelle concession Sélection destinée aux voitures de luxe d'occasion, ainsi que pour un quatrième bâtiment qui sera inauguré à la mi-juin.

L.A. - À quoi servira le quatrième bâtiment ? Une autre concession, un lieu de formation, un gymnase ?

P.D. - Désolé. On garde le concept secret jusqu'à l'inauguration. Ce ne sera pas une autre concession. Mais vous brûlez... Il y aura des douches pour les employés du Square Deragon ainsi qu'une cour avec barbecue. Un sentier pédestre de 1,3 km sera également mis à la disposition du personnel et de la clientèle.

L.A. - Qu'est-ce que le Square Deragon a de particulier ?

P.D. - J'ai toujours voulu créer un environnement de vie où l'expérience d'achat serait mémorable. On encourage d'ailleurs nos clients à stationner leur voiture à l'une de nos concessions et d'aller voir nos différents produits à pied ou à vélo. Nos employés disposent de voiturettes de golf électriques pour circuler d'une concession à l'autre. La création du Square a également permis la mise sur pied d'une concession pour voitures de luxe d'occasion. Des véhicules que les consommateurs de l'Estrie ne trouvaient pas dans le secteur.

L.A. - Pourquoi avoir quitté la rue Principale pour cet emplacement ?

P.D. - La zone du boulevard Jean-Jacques Bertrand, qui est aussi la route 104/139, est le nouvel axe commercial de Cowansville. C'est un secteur très achalandé. De plus, mon père, qui est décédé en 1988, m'a dit un jour que, s'il me fallait déménager les concessions qu'il a créées, je devrais le faire vers un site franc sud. Un site où la lumière naturelle illuminerait la salle d'exposition et réchaufferait le coeur des employés et des clients. Et du soleil, par temps clair, on en a à profusion.

L.A. - Pourquoi avoir commencé par le déménagement de Ford et non par celui de la concession Honda ?

P.D. - Le bâtiment de Ford de la rue principale était beaucoup plus âgé. Sa structure datait des années 1940. Le constructeur commençait d'ailleurs à nous forcer la main pour qu'on modernise notre infrastructure, une opération qui a coûté, en frais de construction, 3,5 millions de dollars. Tout comme les trois autres bâtiments.

L.A. - Vendez-vous plus de véhicules grâce aux nouveaux aménagements ?

P.D. - On a affiché une augmentation de 10 à 15 % des ventes pour les véhicules Ford. Des résultats satisfaisants compte tenu de la région et de l'état de l'économie. En ce qui concerne Honda, il est trop tôt pour se prononcer. La concession n'a déménagé qu'en février dernier. Néanmoins, il est difficile d'attribuer le succès de nos retombées positives au seul déménagement. Dans notre industrie, on peut avoir le plus beau bâtiment et le meilleur service à la clientèle, ce sont bien souvent les prix et les promotions dictés par le constructeur qui sont un atout marquant.

À la une

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Mis à jour il y a 0 minutes | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés sur la réserve avant la Fed et les résultats de Meta.

Armez-vous (encore plus) de patience pour recruter

RHÉVEIL-MATIN. À l'automne dernier, il fallait compter en moyenne 14 semaines pour embaucher un employé.

1er trimestre de CGI: hausse en un an des bénéfices et des revenus

CGI signale que la valeur de son carnet de commandes s’élevait à 25,01 milliards $ au 31 décembre dernier.