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Transport aérien: Ottawa a mis six mois à réagir

La Presse Canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Transport aérien: Ottawa a mis six mois à réagir

En mai 2020, des responsables ont mis en évidence les angles morts réglementaires entourant le remboursement des passagers dont les vols avaient été annulés en raison de la pandémie de COVID−19. (Photo: La Presse Canadienne)

Des documents internes suggèrent qu’il a fallu environ six mois au gouvernement fédéral pour prendre des mesures concernant les remboursements aux passagers aériens après avoir identifié pour la première fois des «lacunes» dans les règles.

Des courriels entre Transports Canada et l’Office des transports du Canada révèlent qu’en mai 2020, des responsables ont mis en évidence les angles morts réglementaires entourant le remboursement des passagers dont les vols avaient été annulés en raison de la pandémie de COVID−19. 

Un document de discussion, récemment transmis au comité des transports de la Chambre des communes, indique que la pandémie a révélé l’existence de trous dans le cadre réglementaire et a montré qu’il n’y avait «pas de règles de base claires et cohérentes» sur la façon dont les passagers devaient être traités.

Mais les documents suggèrent que la question a à peine été soulevée au sein du gouvernement avant que le ministre des Transports de l’époque, Marc Garneau, ordonne à l’Office, le 21 décembre, de renforcer les règles sur le remboursement, qui n’ont toujours pas été mises en place.

Le porte−parole du Bloc québécois en matière de transports, Xavier Barsalou−Duval, affirme que le gouvernement n’a montré aucune volonté de s’attaquer au problème pendant la majeure partie de 2020, tandis que Taylor Bachrach, du Nouveau Parti démocratique (NPD), affirme que les Canadiens méritent de se faire expliquer «pourquoi il a fallu attendre si longtemps» pour agir. 

Plus tôt ce mois−ci, Ottawa a annoncé un programme d’aide à Air Canada en échange d’un engagement à rembourser les passagers, entre autres conditions, mais d’autres transporteurs aériens refusent toujours d’offrir des remboursements.