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La Bourse de Paris ferme à son plus haut depuis un mois

AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

La Bourse de Paris ferme à son plus haut depuis un mois

Le salon aéronautique de Farnborough se tient cette semaine au Royaume-Uni. (Photo: 123RF)

Paris — La Bourse de Paris a confirmé lundi son rebond de la semaine dernière, finissant sur un gain de 0,93%, au plus haut depuis début juin grâce à une reprise de confiance prudente des investisseurs au début d’une semaine décisive pour l’Europe.

L’indice vedette CAC 40 a gagné 55,91 points à 6 091,91 points, après être tombé en dessous des 5 900 points la semaine dernière dans un contexte mondial d’inquiétudes des marchés face à l’inflation, la reprise du confinement en Chine et la crise énergétique et géopolitique en Europe.

«C’est la semaine de tous les dangers pour la zone euro, ce qui rend la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de jeudi encore plus importante et incertaine», met en exergue Xavier Chapard, membre de l’équipe recherche et stratégie de la Banque postale AM, évoquant également les «risques de pénurie de gaz et de la remontée des tensions financières».

Les travaux de maintenance des gazoducs de Nord Stream 1, qui alimentent l’Allemagne et d’autres pays d’Europe de l’Ouest, doivent s’achever jeudi. Le doute perdure sur les intentions de la Russie de reprendre ou non les livraisons, faisant peser «un risque de récession très important en Europe», souligne Aurélien Taieb, gérant de fonds Actions chez Meeschaert Amilton AM.

La BCE doit annoncer un relèvement de ses taux directeurs, attendu de 25 points de base par les marchés, une première depuis 11 ans à la fois pour lutter contre l’inflation et soutenir l’euro.

La monnaie unique est passée à deux reprises sous la barre de 1$ la semaine dernière. Vers 12H20 heure du Québec, l’euro montait de 0,94% à 1,017 6$.

Les investisseurs attendent «un message assez clair alors que l’inflation s’installe en Europe», indique M. Taieb. «Il faut que l’institution soit également en mesure d’apporter une solution crédible à la question qui hante les marchés européens: la fragmentation», ajoute-t-il.

Il s’agit du creusement des écarts entre les taux d’intérêts des dettes des États de la zone euro au-delà duquel la cohésion de la zone serait perdue aux yeux des marchés. Lundi, l’écart entre les taux allemand et italien diminuait, après une forte hausse la semaine dernière en raison de la crise gouvernementale en cours en Italie.

Horizon dégagé pour l’aéronautique? L’américain Boeing (BA) a estimé dimanche que le nombre d’appareils dans le monde devrait grimper de 82% au cours de 20 prochaines années alors que se tient depuis lundi le salon aéronautique de Farnborough au Royaume-Uni.

L’action de son concurrent européen Airbus (AIR) a pris 0,60% à 104,34€ en fin de séance, son meilleur résultat en un mois. La compagnie aérienne Air-France-KLM (AF) a grimpé de 3,89% à 1,27€.

L’énergie a le vent en poupe

Les entreprises du secteur de l’énergie ont obtenu de bons résultats lundi, à l’image de leurs voisins européens.

Le producteur d’énergie Voltalia (VLTSA) a terminé à +2,87% (21,50€ l’action), Total Energies (TTE) à +2,34% (48,65€) et Engie (ENGI) à +1,50% (à 11,20€).