Port de Montréal: baisse de la tension pendant les discussions

Publié le 20/08/2020 à 09:08

Port de Montréal: baisse de la tension pendant les discussions

Publié le 20/08/2020 à 09:08

Par La Presse Canadienne

(Photo: 123RF)

Les discussions entre les parties patronale et syndicale se sont poursuivies au port de Montréal, après que la tension eut monté d’un cran dans la journée de mercredi.

Les 1125 débardeurs du port de Montréal, membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) affilié à la FTQ, font une grève générale illimitée depuis le 10 août. Ils en sont donc à leur 11e journée ce jeudi.

Les horaires de travail sont le principal point en litige, selon le syndicat.

Mercredi matin, l’Association des employeurs maritimes avait fait part de sa volonté de déplacer 477 conteneurs et, pour y parvenir, était prête à faire appel à des cadres et à des travailleurs de remplacement. Le recours à des briseurs de grève est permis en vertu du Code canadien du travail, ce qui n’est pas le cas en vertu du Code du travail du Québec. Or, le port de Montréal relève du fédéral.

La tension avait monté d’un cran depuis l’annonce du recours à des travailleurs de remplacement. Le SCFP avait appelé les autres organisations syndicales à venir manifester à ses côtés, jeudi à 7 h devant des installations du port de Montréal. Entre-temps, des discussions ont eu cours à la satisfaction des deux parties et la tension s’est apaisée. Mercredi soir, la manifestation avait été annulée.

Il importe de souligner que le tribunal administratif s’est déjà prononcé sur les services essentiels à maintenir durant la grève, à la demande de l’Association des employeurs maritimes.

Les deux parties se disent pourtant prêtes à une trêve dans les moyens de pression. Mais l’Association des employeurs maritimes insiste pour y ajouter une obligation de résultat — ce qui équivaut à remettre l’issue entre les mains d’un arbitre et à renoncer à l’exercice de son droit de grève, soutient le SCFP, qui refuse cette obligation de résultat.

Répercussions

Entre-temps, les répercussions continuent de se faire sentir sur les entreprises qui attendent des matières premières, des matériaux et autres denrées.

Jeudi matin, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, qui se veut la porte-parole de petites et moyennes entreprises, a soutenu que 37 % des PME québécoises qu’elle a sondées affirment que cette « crise » va nuire à leurs activités. La proportion serait d’environ 20 pour cent au pays.

Avant la FCEI, la Chambre de commerce et des associations patronales avaient plaidé pour que ce conflit se règle. De même, des ministres des gouvernements du Québec et de l’Ontario ont écrit au gouvernement fédéral pour qu’il « intervienne » afin que le conflit « se règle ».

La ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, a toutefois redit sa confiance dans le processus de négociation, affirmant avoir constaté des « progrès » récents dans les négociations — ce qu’aucune des deux parties concernées n’a confirmé ni infirmé.

Il importe de rappeler que la Cour suprême du Canada, en 2015, a statué que le droit de grève jouit d’une protection constitutionnelle.

 

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